LA PRINCESSE, LA COMTESSE DE DRAKENBACK
PLL'SIEDBS FeUMES.
{La princesse est devant sa toilette, entourée de ses dames d'honneur, qui s'occupent à la déshabiller. La robe de bal que la princesse vient de quitter est étendue tur un fauteuil.)
LA pïiNCEEiE. Je vous remercie. Mesdames ; que je ne vous retienne pas davantage. Il doit être tard, n'est-il pas vrai?..
LA COMTESSE. Mais non, Madame, minuit vient k peine de sonner.
LA PRINCESSE. Minuit ! il n'est que minuit!
LA COMTESSE. Sans doute. A peine le yrand-duc était-il rentré dans ses appartements, que votre altesse a quitté la Sidle du bal. . Une fêle qui n'étuit donnée que pour elle !..
LA PRINCESSE. Il suffit, comtesse, il suffit; je ne me sens pas très-bien, et vous me ferez plaisir de vous retirer.
LA COMTESSE. Votre altesse n'y pense pas : mon devoir est de ne point la quitter, et je passerai la nuit auprès d'elle.
LA PRINCESSE. Du tout; je ne le souffrirai pas j et, trèssérieusement, ce serait me contrarier.
LA COMTESSE. Puisque votre altesse l'exige, je rentre dans mon appartement; mais je ne me coucherai pas, et'au moindre bruit...
LA PRINCESSE. Mais voilà qui est encore pis, pour vous fatiguer, vous rendre malade ; je vous défends de veiller, je veux que vous dormiez, entendez-vous, je le veux.
LA COMTESSE. Dès que votre altesse l'ordonne... (Bas, aux autres dames.) C'est égal, j'avertirai la baronne de Wedel, c'est elle qui doit être de service.
LA PRINCESSE. Bonsoir, Mesdames. {La comtesse et les autres dames font la révérence, et sortent en emportant la robe de la princesse.)