LE ROI, RAF.\EL, CASILDA
BAFAEi, courant au roi. Ah! sire!., j'implore Voire- Majesté!..
CASILDA, à demi-voix. Taisez-vous!
hafaiiL. Non... non, il y a déjà trop longtemps que je garde le silence ; je m'adresse au roi d'Espagne, au roi Caîliol (pie... pour éloigner, et exorciser l'esiiril malin qui vient s'em[iarer de nous et de nos biens les plus chers.
LE R n. Que 'Voulez-vous dire?
BAFAEL. Que pour rompre ses maléDces, je sui plie Voire Majesté de nous faire bénir et marier à l'instant p;ir son chapelain... mais marier, réellement.
LE noi, étonné. Mariés... ne l'étes-vous pas?
RAFAfL. Je n'en ai pas la moindre idée...
LE ROI. Et la reine et Carlo qui prétendaient...
CAS LDA, Vivement et courant près du roi. Trompés... abusés comme vous-même..
LE ROI, avec colère. Il est donc vrai!..
FINAL
C'est trop d'audace et trop d'offense!
On croyait braver ma puissance...
Mais tremblez tous, tremblez d'effroi!
C'est moi, c'est moi (|ui suis le roi ! {A Rafaël et à Casilda.}
0 vous, qu'un soi t fatal amène Sous les yeux d'un inaitre ouliMgé, Vous saurez ce que peut ma h une...
Et de vous je serai vengé!
Oui, perfides .. Dieu ! la reine!..