‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 203 sur 809 · TROIS CHASSEURS CALABRAIS · texte numérisé non relu

TROIS CHASSEURS CALABRAIS

Au haut de ces rocheis eu VL^JeUts iilact% Nos ycuXj sur ce luron, ilc loin se sout Ux6s. . D"un air mjsti'rieux, Il semlil;iit sortir de ces lieux.

Et cherchait it s'enfuir...

Mais nous venons de le saisir.

6C0PETTL1, à part, regardant Scipion, 0 contre-lemps !

ZERLii-JA, de même.

Dieu! iiuc vois-je! LE DUC, de même.

0 surprise !

(.«lux soldats.) Ah ! l'on vous paiera cher une pareille prise!

Car c'est lui... le voilà...

Je le reconnais bien... c'est Marco Tempesta!

ÏEr.LINA.

Lui! Marco Tempesta!

scinoN, étonné.

Moi! Marco Tempesta!

TOUS

Ce bandit qu'on redoute?

ZERLINA

Monseigneur se trompe, sans doute !

LE DUC, ai'cc ironie.

Me tromper, moi'..

[Lui donnant un papier )

Lisez vous-même, mon enfant !

Car j'ai li son signalement!

se, PION.

Lisez... à lui je m'en rapporte.

ZERLINA, rtgardant alternativement Scipivn et le papier.

0 Ciel!

TOUS

Eh bien?

Jamais ressemblance aussi forte...

Les yeus! les traits!..

{Lisant.)

« Depuis hier malin (( Il porte l'épaulelte et l'habit de marin!..

LE DUC

Voyez !

ZERLINA, continiiartt.

« Si vous l'interroger, hardiment il dira « Qu'il est le capitaine « De la tartane l'Ltna! »

sciPioN, hors de lui.

Uuso incompréhensible... et que je'rendrai vaine...

Car le vrai Marco Tempesta..

[Regardant Scopetto.) C'est ..

TOUS

C'est?.. ^ SCOPETTO, prèi de lui, et à voix basse.) Et ton serinent, et Zerlina?

(Scipton s'arrêle et garde le si'.ence.j

ENSEMBLE

SCIPION

.Serment qui m'enchaîne.

Et retient ma haine.

Ta loi souveraine

Me lie aujourd'hui.

Oui, mais patience,

Demain ma vengeanco

Rompra le silence.

Et malheur à lui! •

ZEBLINA.

D'horreur incertaine Je compiends à pc'nej La lueur soudaine

Qui m'éclaire ici!

0 (rislo existence 1 Cruelle soulTrancc !

Ah! plus d'osiiérance !

C'en est faiiRo lui !

SCOPETTO, regardant Scipion, L'honneur qui l'enchaina Servira ma haine.

Ah! la bonne aubaine!

Qui-l sort je bénis!

0 douce es4iéranco!

Trésors, opulence.

Vous serez, je pense, Bientôt reconquis!

BOLBAVA.

Mon àme incertaine De terreur est pleine.

Je comprends à peine Encore où je suis!

Oui, mais, par iirudence.

Gardons le silence !

Craignons la vengeaiica De nos ennemis!

LE DUC

Ma gloire est certaine ; Ainsi, qu'on le tienne.

Et que l'on cnchiiiie Le chef des bandits ! Grlce à ma prudence, Oui, son existence Est en ma puissance; EuGq il est prisl

SOLDATS, au due.

Quelle boune aubaine, Cajiture certaine.

Amis, qu'on entraiiio Le chef des bandits!

0 douce espérance !

Nous aurons, je pense.

Bonne récompense.

EnDn i il est pris !

CHOEUR DES CONTREDANDIEHS.

Quelle bonne aubaine!

Conquête certaine.

Lui-même nous mène Jusqu'en son logis !

0 douce espérance \ Trésors, opulence.

Seront, je le pense, Bientôt reconquis!

LE DUC, à Scopetto, d'un air de triomphe. Eb bien I ch bien ! *

SCOPETTO.

Devant vous je m'incline!

LE DUC, avec gravité.

Tous les événements, mon cher, je les domine! Et, grice .i mes combinaisons...

Enfin ! enfin nous le tenons.

REPRISE DE L'ENSEMBLE

(Les soldats emmènent Scipion, que l'on voit passer sur la route supérieure. Bolbaya, toujours accompagné de Pecchione, se met à la tète des contrebandiers, qui le suivent, ainsi que le duc, Scopetto et Zerlina; et éhns l'intérieur de l'auberge, une douzaine de chasseurs calabrais que le duc g a laissés en garnison, s'établissent autour de la table, pendant qu'au-dessus de leur tête le cortège défile à travers la forêt. — La toile tombe.)

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