‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 206 sur 809 · Scène première... Le tliéAtre Représente un riche palais · texte numérisé non relu

Scène première... Le tliéAtre Représente un riche palais

Costumes élégants et frais !

Compagnie aimable et folâtre Y chante en buvant à longs traits!

CHOEUR

Les chagrins arriére !

Arrière l'eau claire!

lÀ la fin du chœur, .Valhéa parait à la porte du fond.)

BOLBAYA.

Que vois-je làV

SCOPI-.TTO.

C'est Mathéa.

BOLBAYA. •

Qui t'amène en ces lieux, ma chère?

MATHEA, présentant une lettre.

Ce mot, que je reçus tantôt au presbytère!..

BOLBAYA, lisant.

« Rendez-vous sur-le-champ au palais Popoli. « Le pauvre Francesro, qui resta votre ami, « Voudrait vous embrasser avant un long voyage!., n

UATBEA.

Quoi! je le reverrais!

BOLBAYA, continuant de lire.

« De plus, d a juré « De TOUS abandonner sa part dans l'héritage « De son parrain le curé ! »

- 0 mystère que rien n'explique!

Messieurs, que veut dire cela?

SCOPETTO.

C'est un incident qui complique L'intrigue de notre opéra!

BOLBAYA, avec colère.

Mais ce Francesco, qu'il paraisse!

SCOPETTO.

Ah! c'est aller trop vite. . et, s'il vous intéresse.'.. Au dénoûment sans doute il paraîtra .

Quanta nous, buvons jusque-là. .

LE CHŒUR. , Les chagrins arriére!

Arrière l'eau claire! etc.

SCOPETTO, aux contrebandiers, qui ont emporté la table au fond du théâtre. Assez de temps au plaisir!., maintenant aux afl'aires!., {A Mathéa) Et puisqu'on t'a donné ici rendez-vous, parcours à ton aise ces jardins et ce palais, dont nous sommes depuis hier les propriétaires ! (Mathéa sort. — Scopetto, prend à part Pecchione, pmidant que les contrebandiers sont au fond du théâtre, debout autour de latableoitilsboivent encore et cati.<<ent à voix basse] Et loi, notre inspecteur, as-tu retrouvé ici ce que nous cherchions ?

PECCHIONE. Oui, niailre... Nos marchandises, nos piastres et I os lingots, lout y est, rien n'y manque !..

SCOPETTO. Et tu as bien repris tout ce qui nous appartenait''..

PECCHIONE. Oh ! pour le moins! et, entre autres choses, j'ai pris atout hasard, dans le secrétaire du duc, ces vieux papiers!..

SCOPETTO, les premnt et y jetant un coup d'œil. Des lettres du roi Joachim!.. C'est bon, nous les lirons .. Occupez-vous maintenant d'enlever notre butin!

PECCHIONE. Oh ! pour ça, nous avons du temps devant nous... car Monseigneur et toute sa société ne doivent eu"river que ce soir!

SCOPETTO. N'importe ! commencez dès ce matin... Vous cacherez tout cela dans les ruines qui sont au bord de la mer... à la Torre Vecchia !

PECCHIONE Mais pour nous embarquer, nous et nos richesses'..

SCOPETTO. N'avons-nous pas la tartane l'Etnal

PECCHIONE. C'est juste! en échange du titre et de la fortune du duc de PopoU... Donnant!., donnant!

SCOPETTO. Et puis, d'autres raisons qui détermineront le jeune capitaine... Mais d'ici là, les soldats qui gardent le prisonnier, ne peuvent-ils pas vous gêner dans votre déménagement et dans votre départ?..

PECCHIONE, d'un air mystérieux. Non! j'y ai mis bon ordre !

SCOPETTO, d'un air de reproche. Comment?

PECCHIONE. Rassure-toi .'. Le gouverneur a fait enfermer celui qu'il croit toujours le terrible, Marco Tempesta dans le petit donjon, qui, comme cette terrasse, est baigné par la mer... 11 en a donné la clé au sergent Sampietri, en lui ordonnant, à lui et à trois de ses plus braves soldats, de ne pas perdre de vue un instant la porte de sa prison... Aussi, ils n'ont pas même voulu accepter leur part de noire festin... Mais une goulle de rhum ne seTefuse pas... J'en avais sur moi... de notre meilleur... tu sais...

SCOPETTO. De Celui que nous offrons...

PECCHIONE. Aux gabelous !

SCOPETTO. Dont nous voulons fermer les yeux!..

PECCHIONE. Aussi leur nuit est commencée... lis en ont pour toute la journée!

SCOPETTO. Alerte donc! et la main à l'oeuvre!.. Je vais

vous donner l'exemple! (Les contrebandiers qui étaient

restés en groupe au fond du Ikéàlre enlèvetU la table.)

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