SCÈNE PREMIÈRE
ZERl.lNE, tenant à la main un bougeoir et des flambeaux. Elle entre par la porte à droite, qu'elle laisse ouverte, et parle à la cantonade.
RÉCITATIF
Ne craignez rien, Mdord! oui, je vais siir-le-champ. Pendant que vous êtes à table.
Préparer votre lit et votre appartement.
{Descendant le théâtre et posant le bougeoir sur la
table.) On n'entendit jamais de tapage semblable ;
J'en perdrai la tète, je croi :
,\llcr, venir, courir au bruit de vingt sonnettes.
Et de tous ces messieurs écouter les fleurettes.
On n'a pas un instant à soi.
AIR
Quel bonheur! je respire. Oui, je suis seule ici; On me laisse un instant ; qu'au moins il soit pour lui! A peine ai-je le temps île dire que je l'aime. De peur de l'oublier, je le dis à moi-même.
Nou, pour moi ce mot-là
Jamais ne s'oublira.
(Montrant son cœur.)
Sou souvenir est là!
Quel bonheur! je respire. Oui, je suis seule ici; On me laisse un moment, qu'au moins il soit pour lui !
Ce ne serapaslong, car voilà que l'on montedéjà. {A Milord et à sa femme qui entrent.) Quand Milord et Milady voudront, leur appartement est prêt. Au bout du corridor.
ioi
FRA-DIAVOLO