‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 21 sur 809 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ZERl.lNE, tenant à la main un bougeoir et des flambeaux. Elle entre par la porte à droite, qu'elle laisse ouverte, et parle à la cantonade.

RÉCITATIF

Ne craignez rien, Mdord! oui, je vais siir-le-champ. Pendant que vous êtes à table.

Préparer votre lit et votre appartement.

{Descendant le théâtre et posant le bougeoir sur la

table.) On n'entendit jamais de tapage semblable ;

J'en perdrai la tète, je croi :

,\llcr, venir, courir au bruit de vingt sonnettes.

Et de tous ces messieurs écouter les fleurettes.

On n'a pas un instant à soi.

AIR

Quel bonheur! je respire. Oui, je suis seule ici; On me laisse un instant ; qu'au moins il soit pour lui! A peine ai-je le temps île dire que je l'aime. De peur de l'oublier, je le dis à moi-même.

Nou, pour moi ce mot-là

Jamais ne s'oublira.

(Montrant son cœur.)

Sou souvenir est là!

Quel bonheur! je respire. Oui, je suis seule ici; On me laisse un moment, qu'au moins il soit pour lui !

Ce ne serapaslong, car voilà que l'on montedéjà. {A Milord et à sa femme qui entrent.) Quand Milord et Milady voudront, leur appartement est prêt. Au bout du corridor.

ioi

FRA-DIAVOLO

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