SCENE IV
LE MARQUIS, BEPPO, GIACOMO
Le MAUQi'is. Entrez sans bruit.
cucoMu. 11 ne nous a pas ét6 dilHcilo de sortir ilc la graiifxe où l'on nous avait mis.
BEPPO. Et nous voiri exacts au rcndei-vous.
LE M.inQiis. Silence I Mdoid et Milady viennent d'entrer dans leur chambre.
CIACOMO. Et les cent mille écus de diamants qu'ils nous ont pris'?
DEPPO. Les cint] cents billets de banque qu'ils nous ojit déroljés?
LE MAngiis, monlrant leur appartement. Sont là, avec eux {Voyant qu'ils font un mouvement pour y courir.) Où allez-vous 'Z
GIACOMO. Reprendre notre bien.
LE MARQUIS Uu instaut! ils ne sont pas encore endormis; il y a dans leur chambre quelqu'un qui ne va p.iç tarder à en sortir, cette petite servante.
GIACOMO. Zeiiine'?
BEPPO. Nous avons aussi un compte avec elle, car enfin il y a dix mille francs à nous qu'elle a détournés de la masse.
LE MABQUis. Ils noUs reviendront; mais ce n'est pas à elle que j'en veux le plus, c'est à Lorenzo, son amoureuv, qni nous a privés d'une vinïtalnc de braves, et par San- Diavolo, mon patron, je me vengerai de lui, ou je ne suis pas Italien!
ZEKLINE, en dehors de la porte à gauche. Bonsoir, Milord; il ne vous l'aut plus rien'?
LE MAUQiis. On vient. {Leur montrant la porte à droite.) Dans ce cabinet, derrière ces rideaux.
BEPPO, /i('S!'(a/if. Ces rideaux!
LE MARQiis. Eh oui ! jusqu'à ce que la petite soit partie ! {Ils entrent tous trois dans le cabinet à droite, dont ils referment la porte.)