‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 253 sur 809 · FER · texte numérisé non relu

FER

VICTOR. N'est-ce pas le nom du vieux valet de chambre de votre oncle? Comment lui écrit-il à Dusseldorf?

ALPHONSE. Voyons. (Continwmt de lire.) « Je vous « prie donc, mon très-honoré maître, do ne pas vous « mettre en colère, comme c'est votre habitude, si « vous ne trouvez rien de prêt à l'hôtel, parce qu'il « m'a été impossible d'arriver avant vous à Dussel- « dorf, comme vous nie l'aviez ordonné; mais je sais « que vous devez y cire le 20. » [Parl-é.) 0 ciel ! c'est aujourd'hui ! {Lisant.) «Et je ferai mon possible pour « m'y trouver le même jour; vous promettant bien « que j'ai assez de noce comme ça.

« Michel Goinffer. »

Me voici bien dans un autre embarras; mon oncle qui va arriver chez lui, dans son hôtel; quel parti prendre?

VICTOR. Je vous le demande?

ALPHONSE, après un moment de réflexion et d'incertitude. Ma foi, le plus simple est de me marier sur-lechamp.

VICTOR. Mais votre oncle, en arrivant, va descendre

ALPHONSE. Il ne m'y trouvera plus.

VICTOR. Comment?

ALFHONSE. La cérémonie terminée, je pars avec ma femme.

VICTOR. Partir! et où irez-vous?

ALPHONSE. Au château de Ronsherg, à la terre de mon oncle ; je serai toujours chez moi. Tu m'y joindras.

VICTOR. Oui, Monsieur.

ALPHONSE. Guette le vieux Michel.

VICTOR. Soyez tranquille.

ALPHONSE

Air du quatuor de la Reine de seize ans. De la disgrâce Qui nous menace.

Un trait d'audace Peut nous sauver.

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