M. DE BRUSCHSAL, UN CHEF D'OFFICE
M. DE BRCCHSAL. QuC VOulcZ-VOUS, IHOU ami?
LE aiiiv d'office. Pardon, Monsieur, je désirerais parler à madame ou à M. de Bi'uehsal.
M. DE BRCCHSAL , ovec liumew. Madame ! M. de Bruchsal, c'est moi. ^
I LE CHEF d'office. Vous, Moiisicur! eh bien! je m'en
I doutais presque; parce qu'à la tournure, quoique je I n'eusse pas encore eu l'honneur de voir Monsieur... [D'un air satisfait.) Monsieur a-t-il été content du déjeuner?
M. de bruchsal, le r'-gardant. Du déjeuner?
LE CHEF d'office, Cclui quc m'a commandé votre valet de chambre.
M. DE BRCCHSAL, à part. Voycz-vous ce gourmand de Michel.
LE CHEF d'office. Cc n'était qu'un atT\bigu, comme Monsieur l'avait désiré ; mais le dîner de noce sera beaucoup mieux.
M. de BhiicnSAL. Le dîner de noce; et quelle noce?
LE CHEF d'office. La vôtrc.
M. DE BRUCHSAL. Lamieunc!
LE CHEF d'office. Jc pcuso du uioins que la céréniunie est terminée, puisque vous voilà de retour.
M. de BRUCHSAL. Jc SUIS mario ! moi?
LE CHEF d'office. Dc CC luatiu ; c'est un mariage ([ui fait assez de bruit, la file des voitures tenait toute la rue.
.M. DE BRUCHS.VL, Se levant. Toute la rue! est-ce que par hasard ce serait ma noce que j'ai vue passer''
LE CHEF d'office. Eh! ûui, Monsieur; toute la ville vous le dira.
M. DE BKUCHSAL, s'em/Jorton(. Eh! morbleu, toute la ville a perdu la tète, et vous aussi; jo suis garçon, grâce au ciel, et si vous en doutez encore, tenez, voilà mon domestique qui vous le certifiera. Arrive donc.