‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 262 sur 809 · REPRISE DO CHŒUR · texte numérisé non relu

REPRISE DO CHŒUR

Nous venons tous rendre hommage, etc.

M. de BRUCHSAL. Un instant, un instant. {Aux fournisseurs.) Qui vous a dit de ra'apporter ces mémoires?

le bijouti er . C'est votre valet de chambre. Monsieur.

M. DE BRUCHSAL, cojjj'ffiif fi j1//f/ieL Comment ! drôle, c'est toi?

MICHEL, S(? débattant. Eh! Monsieur, prenez donc garde; ce doit être l'autre, votre nouveau.

M. DE BRUCHSAi.. Mon nouvcau!

MICHEL. Voii.s VI ivi'z. Monsieur : poiiruii in-tanlquc je vous laisse seul, vous avez de jeunes domestiques, vous avez fait des dettes, vous avez fait un mariage, vous aurez bientôt cinq ou six enfants.

M. DE BRUCHSAL. Dcs eiifauls!

MICHEL. Oui, Monsieur; maintenant vous êtes capable de tout,

M. DE BRUCHSAL. Je deviendrai fou! Et .sur quelles preuves oses-tu me soutenir...

MICHEL. Des preuves! encore une que j'oubliais, et que j'ai là dans ma poche, des lettres d'invitation que vous envoyez à votre famille. (// lui montre plusieurs lettres.)

M. DE BRUCHSAL. Dcs Icttrcs. [En Usant quelquesunes.) Eh ! oui, je les invite à venir à mon château de Ronsberg, oii je me rends avec ma femme. Ah! quel que soit l'imposteur, je le tiens maintenant. ( A Michel.) Vite, mes chevaux, ma voiture! (Il va pour sortir.)

FINAL

Air du final du premier acte du Plus beau jour de la vie.

Lïs FOURNISSEURS, s'opposant à sa sortie. Eh quoi! partir... sans solder ma facture! Non, non. Monsieur... c'est une horreur!

M. DE BRUCHSAL.

Je ne dois rien... allez-vous-en au diable.

LES FOURNISSEURS, lui barrant Ic passage. Comme mari vous êtes responsable.

Et vous paierez...

M. DE BRUCHSAL, furxeUX.

Quel complot effroyable!

MICHEL

Quel embarras !

tous.

Vous ne partirez pas.

MICHEL, le calmant. Monsieur... Monsieur...

H. DE BRUCHSAL.

Redoutez ma colère!

MICHEL, à part.

Dieux ! il va se faire Une mauvaise affaire.

LE CHŒUR

Songez-y, Monsieur, la justice est sévère; Payez-nous, ou bien nous arrêtons vos pas.

M. DE BRUCHSAL.

Craignez ma colère !

tous.

Non, non, point d'affaire !

MICHEL, à son maître.

Payez-les... sinon nous resterons en sage.

M. DE BRUCHSAL, tirant son porte feuille. Morbleu ! c'est bien dur, et de bon cœur j'enrage.

TOUS

Je vois que Monsieur va se montrer plus sage! M. DE BRUCHSAL, leur donnant des billets. Tenez,., votre argent... le voici!

Quel ennui !

ENSEMBLE

M DE DRUCnSAL.

Dis mille florins ; e,uel tour abominable!.. Le mari, Morbleu ! me paiera tout ceci !

Micni-x, le regardant.

Quel joli moment!., comme c'est agréable Déjouer ainsi Le rûle de mari.

tous, recevant de l'argent.

Je l'avais bien dit, il devient raisonnable ; C'est toujours ainsi Que finit un mari.

LE Vll'.UX MARI.

SB BIlUCBSAL.ÎQuoi que falU-ious. — Acte i, scène 13,

TOUS, l'entourant cl le saluant.

Ah ! Monsieur, parilon... rccevui noti-L' hummagu ; L'iimour vous sourit, le plHisir vous atteuil... Combien il est doux l'instant du mariage ; Puur un tendre i5pou\ (luel moment enivrant ! Nous bénissons tous un si heau mariage ; Recevez nos vœn\ et notre compliment.

ENSEMBLE

TOUS

Adieu, bon voyage !

Ah ! pour vous quel moment!

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