MILORD ET LORENZO
Monsieur, sur ce doute outrageant Vous vous expliquerez ici même à l'inslant. LE MARQUIS, à part avec joie, et les regardant l'un après
l'autre.
De tous mes ennemis, enfin-, j'aurai vengeance !
{Prenant Milord à part, et à demi-voix.) Pour vous-même, Milord, ne faites point de bruit! De Milady, c'est vrai, les charmes m'ont séduit; Et ce portrait charmant, gage de ma constance... {Il tire de sa poche le médaillon qu'il lui montre.) MILORD, furieux.
.K\\'. goddani ! nous verrons!
LE MARQUIS, froidcmont , et à voix basse.
Quand vous voudrez, suffit.
{Prenant à part Loremo, et montrant Milord.) Je voulais il fes yeux dérober ton offense. Mais tu l'exiges...
LORENZO
Oui!
LE MARQUIS, moMrant le cabinet.
J'étais là... je venais...
Pour Zirlinc.
LORENZO
Grand Dieu!
LE MARQUIS
Tu comprends, je suppose?
LORENZO
Être trahi par elle ! et je le souffrirais ! Courons!
LE MARQUIS, le retenant par la mnin.
Je n'entends point qu'un tel aveu l'expose!
LORENZO
Vous la défendez?
LE MARQUIS
Oui; pour elle, point d'éclat.
LORENZO, s'arrêtant et regardant le marquis avec ;ui<!
fureur concentrée.
Quand un grand ne craint pas d'outrager un soldat. S'il a du caur...
LE MARQUIS, à denii-voix.
J'enlends! tantét, seul, il sept heures, Aux Rochers noirs.
LORENZO, de même.
C'est dit.
LE MARQUIS, à part, avec joie.
Il n'en reviendra pas, lUes compagnons, dans ces sombres demeures, De nos braves sur lui vengeront le trépas.
ENSEMBLE
LOBENZO.
0 fureur! ô vengeance!
Elle a pu me trahir!
A|irès son inconstance Je n'ai plus qu'à mourir!
0 bonheur! ô vengeance!
Tout va me réussir!
Je punis qui m'offense :
Ah! pour moi quel plaisir.^
MILORD
0 fureur! ô vengeance!
Elle a pu me trahir?
Gardons bien le silence; Mais sachons la punir!
FHA DIAVOLO.
DEPPO LT GlACOMv,.
0 hoiilioiirl à vengoaiice!
11 s'i'ii tire à ravir!
Atloiiiloiis en silence Lo moment île sortir.