‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 36 sur 809 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DlAVOI.O, seul, descendant de la montagn

KÉClTATlF.

J'ai revu nos amis! tout s'apprèle en sdcucc Pour seconder ina vengeance.

Et pour combler tous mes vœu.i; Est-il un destin plus heureux'/

AIR

Je vois marcher sous mes bannières DesbraNes qui me sont sonniisj J'ai pour sujets et tributaires Les voyageurs de tous pays.

Aucun d'eux ne m'échappe, Je leur commande en roi,

FHA-UIAVOLO.

HiLono. C'est ?oU5, la brigadier? — Acte 2, scène 6.

Et les soldats du pape

Tiembleiit luus duvaiit moi.

On m'amène un bautiiVier: — Del'or! — De l'or! — Del'or! Làc'estungrandseigneur: — De l'or! — Del'or! — Del'or! Là c'est un fournisseur : — Que justice soit faite ! De l'or! de l'or! bien plus encor.

Là c'est un pauvre pèlerin :

— (( Je suis sans or, je suis sans pain! »

En voici, camaïade; et poursuis ton chemin.

Là c'est une jeune fiUeltt»/

Comme clic tremble, la pauvrette!

K Par charité, laissez-moi, je vous pre!

« Ah! ah! ah! ah!

« Par charité, ne m'ôlez pas la vie!

;( Ah ! ah ! ah ! ah !

« GrAce , monseigneur le brigand !

« Je ne suis qu'une pauvre enfant. »

CAVATINE

Nou.= ne demandons rien aux belles :

L'usagé est de les épargner;

Mais toujours nous recevons d'elles

Ce iiue leur cœur veut nous dotiner.

Ah! quel plaisir et quel enchantrimnt!

Le bel état que celui de brigand!

Mais, mais, dans cet état charnatit..

RONDEAU

Il faut 6e hâter, le temps iTesso, 11 faut se hiter de jouir!

Le sort, qui nous caicsse.

Demain pourra nous trahir.

Quand des périls de toute esiu ce Semblent toujours nous metiiccr.

Et plaisir et richesse, Il faut galment tout dépenser.

Ah! le bel état!

Atissi puissant qu'un potentat,

Partout j'ai des droits, Et moi-même je Us perçois.

Je prends, j'enlève, je ravis

FHA-DIAVOLO.

D Avot.o, leul. (te^cendant àc ta montagne. — Acte 3. scène 1.

Et les femmes et les maris.

J'ai fait battre souvent leur cœur.

L'un d'amour, l'autie Je frayeur.

L'uu en tremblant dit : Monseigneur!

Et l'autre dit : Cher voleur ! cher voleur!

Il faut se hâter, le temps presse, etc.

Oui, tout mon plan est arrêté, et j'espère que celte fois messire Lorenzo ne pourra plus le déranger. Six heur^'s viennent de sonner à l'horloge de l'auberge; dans une heure j'en serai débarrassé. Il est jaloux, il est brave : il ira au rendez-vous. {Souriant.) J'ai donné ma procuration à mes compagnous qui l'attendent, et qui se font toujours une fête de mettre du plomb dans la tête d'un brigadier romain. Moi, pendant ce timps, et sitôt que le détachement sera parti .. Oui, si j'ai bonne mémoire, le père de Zerline, Mathéo, revient ce matin avec son gendre pour la noce; et pendant qu'Us seront tous à la chapelle, les billets de banque à Milord,ses bijoux, et jusqu'à Milady...

je lui dois cela, je linviterai à venir passeï quelque temps avec nous à la montagne. En sera-t-elle fâchée ? Elle le dira. {Avec fatuité.) Mais je ne le crois pas ; il est si agréable de pouvoir raconter son aventure dans toutes les sociétés de Londres. (Contrefaisant une imix de femme.) « Ah! ma chère, quelle horreur! j'ai été enlevée par les brigands les plus aimables et les plus respectueux — Vraiment? — Je vous le jure. » Elles voudront toutes, d'après cela, faire le voyage d'Italie. {Regardant autour de lui.) L'essentiel est de guetter le départ de Lorenzo et celui du détachement. Je ne vois pas paraître Beppo et Giacomo que j'ai laissés ici en éclaireurs: et je n'ose les aller chercher dans l'auberge : car les carabiniers sont sur pied, et si je rencontr.iis ce paysan qu'ils ont amené et qui me connaît... Cn ingrat! qu'où s'ist contenté de voler. Voilà une leçon pour l'avenir. {Ecoutant.) On vient! {Tirant des tablettes.) .\yons recours au messager convenu. {Montrant un des arbres du bosquet à droite.) Le creux de cet arbre... à Beppo et à Giacomo, deux mots

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