‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 402 sur 809 · VICTOR, FRANVAL, AUGUSTE · texte numérisé non relu

VICTOR, FRANVAL, AUGUSTE

M. FIL^NVAL, se Icvout et le regardant so7-tir. Voyezvous, le gaillird, ji; me reconnais là. Voilà comme j'étais pour ma premier.? maladie un peu importante, j'aurais franchi les escaliers; et il faut ci, parce qu'un malade, je dis un bon milade, ça ne se retrouve pas tous les jours. (// passe près de Victor et regarde son tableau.)

AUGUSTE. Oui, il faut Fouventse dépêcher.

CAMILLE, sortant de la porte à droite, bas, à Auguste. Je suis d'une inquiétude; je viens de-^iarler à Ducroi; il ne veut rien entendre; et si on ne lui donne le tableau, il va faire sai^il•.

AUGUSTE, de même. Ah! mon Dieu! comme ça va arriver ; juste au milieu du diner. {Haut, à Franval, en riant.) Eh bien! vous dites donc?

M. FRAKVAL^ qui, pendant ce temps, a toujours eu l'air de causer avec Victor. Je disais que j'ai fait mon chemin, et que vous ferez le vôtre, parcj que quand on a de l'ordre, de l'cconoraie, et qu'on n'a pas de dettes...

AUGUSTE, à part. Ça se trouve bien.

M. FRANVAL. Surtout, quaud on a de la conduite et des mœurs. {Apercevant Camille qui a pass^entre lui et Victor.) Quelle est cette jeune llll#

AUGUSTE. C'est elle qui préside à notre petit ménage.

M. FRANVAL. Quoi! VOUS avcz une gouvernante de cet âge! moi qui en ai renvoyé une de cinquante-cini] ans, parce que cela faisait jaser.

VICTOR. Non, Camille n'est pas ce que vous croyez; elle est chez elle.

M. FRANVAL , s'incUrMut. Ce serait madame voire épouse! combien je suis désolé! aussi je me disais : il est impossible que des jeunes gens aussi sages, aussi rangés...

VICTOR. Vous ne vous trompiez pas. Monsieur; nous sommes dignes de votre estime; et cependml, il f lut vous l'avouer, Camille...

M. FRANVAL. AchcVCZ.

CAMILLE. Est une jeune orpheline, élevée par eux, et qui ne connaît sur la terre d'autres parents, ni d'autres amis.

M. FRANVAL. Qu'entciuls-je, mes amis! ijuoi! vous pouvez rester ainsi?

CVMILLE. Et qui peut s'en ofTenscr, qui peut blâmer mon amitié, ma reconnaissance? ne sout-ee pas mes frères, mon unique famille?

H. FRANVAL. D'accord, mon enfant. Mais songez donc que le monde...

CAMILLE. Ce monde dont vous me parlez s'est il jamais occupé de moi? m'aurait-il soco-.iruc? m'airaHil protégée*

LA MANSARDE DES ARTISTES

M. FRANVAL

Air : Le choix que f(tit tout U village,

Jtcs cliers enfants, loin dV-lrc rigoriste. J'ai poHi- deviSL", indulçence et bonté ; C'est malçré moi qu'ici je vous attriste; Mais je TOUS dois d'abord lavérilii :

L'opinion est un juge suprême Dont les arrêts veulent être écoutés :

Et les premiers, respectcz-la vous-même, Si TOUS Toulez en être respectés.

vir- 1 Oui, Camille, Monsieur a raison, ou du moins il n'est qu'un seul moyen de ne pas nous séparer. {Arec émotion.) Auguste et Scipion vous aiment tous deux, et veulent vous prendre pour l'ouime.

CAMILLE, opa)'?. Que dit-il? lui, Victor? (^On sonne.)

AUGUSTE. Ah ! mon Dieu ! c'est Ducros.

M. FRANVAL. Eucore un convive?

AUGUSTE. Ah ! c'est Scipion.

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