‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 411 sur 809 · L.VGNY, — Impriinerie de Vialat et Cic. — !lïo · texte numérisé non relu

L.VGNY, — Impriinerie de Vialat et Cic. — !lïo

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LLS PREMIÈRES AiMOURS.

mciiipapa! qii'oUnc que cchi veut dire? le suis tout t'iiuii', tni.ilc Ircmliliinto; il y a en ba< un hoiumo qui iluiiKuiiU' à viHis parli 1'.

DKRViÉUE. Et r|iii ilniie Piicnn^?

p.mmf.mm;. rni''tiaii,L;ir, u.i Allomanil, M.Zacliaric : ilni'aaiini)nc('' que mullClnl^ill allait peut-être ariivei'.

niNviLi.E, à i>cirt. Me voilà Ijirii.

EMMELl^E. Kt c'est pour cela qu'auparavant il veut, dit-il, vous parler, à vous, pour une alVaire qui concerne votre neveu, M. Cliai'lc-.

DEUViERE, se rdournunl vivement, à liinvilh'. Pour loi? [Se reprenant.) Dieu! qu'ai-je fait!

EMMELiNE. Ail! niOH Diéu ! qu'avrz-vûus dit?

DEriviÈnE, cherchant à se mettre devant RinviVe. Rien, mon enfant, rien, je te prie... Je parlais à iMo::sieui', qui est un étranger, et (|ui se trouvait là par li\saril.

EMMEi.iNE. Non, n.in vraiment, vo'isnie trompez; ce que vous lui disiez tout à l'iicure, vo're trouble, voti'c eniliarras, ses yeux fi\és sur les miens; c'e-t ainsi qu'il me rey.u'dait. [Courant à lui.) Cliai'les, c'est loi !

DERYiERE, Là! elle l'a reconnu.

EMMEMNE ET niXVILLE.

Air tic Jeannot et Colin.

Boaiiv jouis lie iiotro cnCiiice, Vous vuil.i revenus.

ENSESIBLE.

EMM'-XIKE,

C'est lui ! di: s.i présence Tous mes sens sont émus.

RIXVILI.E.

De sn douce présence.

Que mes sens sont émus !

ENSEMBLE

Beaux jours de noire enfance.

Vous voiKi revenus.

EMMELiNE. Commoul, c'cst toi • quo je le regarde encore; c'est que vraiment il est bien clnngé, n'e 4-cc [las, mon (iipa? iM.iis c'est égal, c'est toujours la même pbysionomie, et surtout le? mêmes yeux, C'S clioses-là restent toujours; et vous, JLmsirur, comment me trouvez-vous?

lUNviLLE. Plus jolie encore que je no croyais! au point (|u'il me semble vous voir aujourd'bui pour la première fois.

EMMEi.iNE. Vraiment! ah d imc, je ne suis pas c!ia > gce connue vous.

RiNviLLE. Et vous m'avcz reconnu?

EMMEEiNE. Suv-le-rlirinip ; d'abord rien qu'i n eiltr.int et sans savoir pour.iuoi, j'étais un peu agilée; c'était un pressentiincnt qui me disait : Il est là.

DEiiviÈitE. Pour moi, je n'ai eu aucun prosseiitimcut; et s'il n:' m'avait p;is dit son nom eu tnits lellres.

EMMEi.iNE. Vous! mais moi, c'est bien différent; il est des sympathies qui ne trompent jamais; et si ma p.auvre tante Judith l'ta't là, elle vous expliquerai'... Mais j'oublie ce monsieur qui est en ba.s, et qui av.iit l'air si impatient.

DERviÉRK. Je vais le con luire dans mon cabinet, et puisque tu ne connais point ce M. Zacharie^ voir ipielles Sont ces affaires qui peuvent te corcerncr. [.4 Itinv/lle qu'il conduit â rjauchf du thkilre.) Je te laisse avi'c ma fille, avec ta cous'ne, sur la foi des traités, et j'esp-ro bien quo tu ne lui parleras pas d'amour, tu m'en donnes ta parole.

RiNViLLE. Je vous jure que Cliarle; n- lui en dira pas \m mot.

DKuviÉiE. C\ s! biei ! je suis tranquille, et moine, si tu trouvais moyeu de lui déplaire et de l'éloigiiei de loi , ce!a ne serait pas mal , cela irait à notre but.

lUNViLLE. Fiez-vous à moi, j'arrangerai edi pour le mieux.

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