LE CHCEUR DE SOLDATS
Allons, allons, mon capitaine, Voici le jour qui nous ramène El les combats et le plaisir.
Allons, allons, il faut partir!
HATREO, unissant Francesco et Zerlinc.
Allons, enfants, votre bonheur commence.
{.i Zerline, montrant Francesco.) Dans un instant il recevra la foi.
ZERLINE
Tout est fini! pour moi plus d'espérance I
{Voyant Lorenzo qui va partir, elle s'approche de lui.]
Ah! Lorenzo, de grice, écoutez-moi!
Qu'ai-je donc fait?
LORENZO, avec une fureur concentrée.
Perfide!
ZERLINE, à haute voix.
Achevez!
lORENzn, à demi-voix, et lui imposant silence. Imprudente!
Songez à cet amant que cette nuit j'ai vu Non loin de vous caché...
ZERLINE
Qu'ai-je entendu?
De surprise et d'horreur je suis toute tremblante!
{Lorenzo, qui s'est brusquement éloigné d'elle, va retrouver ses soldats qui sont au fond du théâtre, et les range en bataille.)
BEPPO, sur la droite, prés de la table, et buvant. Partent-ils?
GiACOMO, de même.
Dans l'instant.
ZERLINE
0 mjslère infmial!
BEPPO, frappant sur la table et appelant. Holà! du vin!
(Se retournant et apercevant Zerline qu'il montre à Giacomo.)
Eh! mais! vois donc, c'est la jeune fillette Qui fut hier au soir si longue .à sa toilette.
GIACOMO
Et qui se trouve si bien faite; n t'en souvient?
BEPPO
Oui, c'est original
{Riant.)
« Oui, voilà, pour une servante, « Une taille qui n'est pas mal.
{Imitant la posture de Zerline devant la glace.)
« Vr.iiment, vraiment, ce n'est pas mal. »
ZERLINE, étonnée.
Qu'entends-je?