JUSTINE
La vieillesse doit èlre sage.
Et pourtant je vois plus d'un vieux
Qui, sans parler de mariage,
Voudrait LHre mon amoureux! (bii)
Au \ieu\ ^'alaiit qui me reluque,
J' dis : « Vous, un amant! quel abus!
« Pour un mari. . c'est tout au plus...
« L'iiymen peut bien porter perruque,
« L'auiaur iloit être à la Titus. »
ALCIBIADE
Des Vieillards, moi, je vis l'Ecole, Car je coitTais monsieur Talma; Cette pièce, dont on ralTole, Par sa morale me frappa; Celte morale, la voilà :
Viens, rajeunissez votre nuque, Car l'auteur prouve aux plus tétus Qu'un mari rempli de vertus Porte nue vilaine perruque.
Quand il n'est plus a la Titus,
POCDRET.
Jadis, dans Rome fortunée, U:i roi, du malheur le soutien, Disait : « J'ai perdu ma journée, »
Quand il n'avait pas fait de bien; C'était Titus, je m'en souvien.
De nos jours, ma gloire caduque Cherdic à rapiieler ses vertus, Je dis, pleurant mes jours perdus:
« Quand je n'ai pas fait d.' perruque, « Ma journée est a la Titus. »
ALCIBIADE
Ne formons plus qu'une boutique; Oui, faisons marcher de niveau Le classique et le ronianlique, L'ancien système et le nouveau.
POUDRET.
L'ancien système et le nouveau.
ALCIBIADE
Fronts élégants,
POUDRET.
Têtes caduques, Chez nous, unis et confondus,
ALCIBIADE
Venez, vous serez bien reçus.
{Preii'int la main de Poudret.) Monsieur se eliargc djs perruques.
POUDRET, prenant la main d'.itcibiade.
Monsieur se charge dos Titus.
CHOEUR GÉNÉRAL
Poudret se charge des perruques, Alcibiade des Titus.