‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 499 sur 809 · SCÈNE XXI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXI

Les pnÉcÉDENTS, BAPTISTE, pâle et défait.

BAPTISTE. Vous voyez, Monsieur, l'effet dis passions.

DEC iinnAi. Qu'est-ce que ça signilie?

BAPTISTE. Que je suis un n^dheureux qui ai mérité d'être chassé, si vous no daignez pas parler pour moi, d'aulant qu'il y a de volrc faute.

DiT.ocDriAi. ne ma faute?

BAPTISTE. Oui, -Monsieur; vous .=aurez qu'en bon serviteur je m'étais fait depuis longlemps une promesse... e'éiait de me griser le jour où le mariage de Aladenioiselle serait décidé; car c'est la première fois de ma vie; et si l'on m'y rattrape... {Pendant ce temps Alphonse est à la table où il a écrit et déchiré deux bilUs.)

ULcoLURAi. Eh bien! achève... lu viens déboire?

BAPTISTE. Non , Monsieur, je viens de dormir; mais c'est l'inslaiit du réveil, quand je me suis dit : if B.ip- « tiste, tu avais une commission d'où dépendait le « mariage de ta maîtresse; cette commission, qui est- « ee (jui l'a faite? »

ALPHONSE, se levant et écoutant. Grand Dieu !

BAPTISTE. « Tu ava's une lettre pour M. de Géron- « ville; qu'est-ce qu'elle est devenue? »

ALPHONSE. 0 ciel! lu l'aurais perdue!

BAPTISTE. Non, Monsieur.

DicùuiiiiAi. Tu ne l'as point porlée?

BAPTISTE, tombant à genoiur. Non, .Monsieur, pardonnez-moi : la voilà.

ALPHONSE, lui sautant au cou pendant que Ducoudrai lui prend la main. Ah! tu es notre sauveur, mon ami, UKin elicr Baptiste ; je le dois la vie.

BAi'TiSTE. Parce que je me suis grisé?

ALPHONSE. Tiens, voilà de l'argent, voilà ma bourbe, voilà de qu i'\ buire.

BAPTISTE. Non, non. Monsieur, j'en ai a.ssez comme cela.

ALPHONSE, appelant au fond. Mon beau-pefe! im belle-mère! toute la (dmill;!

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