‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 507 sur 809 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

TIMOTHÉE, seul; puis JAPHET.

TiMOTHÉE. Père inconnu... mais il y a une mère... une mère non mariée... qui peutjious reconnaître... nous laisser sa fortune... de son côté, pasd'liéritiers, pas de collatéraux!., du nôtre, pas un seul parent!., avantage cpie nousavons toujours, nous autresanonymes... il fautljiemiueça serve à queliiue chose! et c'est moi... moi seul, qui ai découvert tout cela, sans le secours de Plumeakc... et je ne sais si je dors, si je veille, si c'est bien moi,Timothée Dixon... {Apercevant Jaiiliet.) Ah! mon ami! (Il lui saute au cm.)

JAPHET. Qu'as-tu donc?

TiMOTiiÉË. Rien... je n'ai rien à dire...

JAPHET. Cela se trouve bien, car je n'aurais pas le temps de t'écouter.. . je vaisau palais.

Ti.MOTiiÉE. Je n'ai l'ien à te diro^ car tu ne me croirais lias... mais plus lard, quancHi" serai sûr de mon fait. (A demi-voix.) Oui, mon ami, oui... ce qu'il y a de mieux dans ce genre-là... une famille superbe,,...

JAPHET. Tu perds la tète... adieu!., je suis eu retard et il fait un temps affreux.

TiMoriiKE. C'est bien... où te verrai-je aujourd'hui? car j'aïu'ai à te parler.

JAPHET. Eu sortant du palais, j'irai chez ma cliente, lady Sunthcrland... de là...

TIMOTHÉE. Bien!., je t'y trouverai... ou plutôt je t'y attendrai.

JAPHET. Et pourquoi?

TIMOTHÉE. Cela me regarde... sois tranquille... tu verras, la vue n'en coûte rien.

■ JAPHET, regardant autour de lui. Où est donc mou chapeau ?

TIMOTHÉE, le lui donnant. Tu verras que tu es millionnaire.

JAPHET. El mon parapluie?

TIMOTHÉE. Voilà, je te le permets encore pour aujourd'hui.

JAPHET. Adieu !

TiMOTHiiE, le regardant et avec exaltation. C'est la dernière fois que tu vas à pied. (A Japhet qui le regarde d'un air étonné.) Allez, .Milord, allez! (.[apliet sort par le fond; Timolhé- par la porte a droite.)

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