‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 536 sur 809 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

WILHEM, seul. Encore des officiers! il faut avouer qu'un a eu là une belle invention, d'aller placer une caserne en face les croisées d'Heni'ietle!

Air du vaudeville de i'Écu de six francs. Des le matin, sur l'esulanade.

C'est un tapage, c'est un bruit!

Pas un' marche, pas un' parade.

Dont tout r villag' ne soit instruit!

Quel bonheur, lorsqu'en vrai cosaquu

A nos maris ils font qujhpi' tour, Si la troiifpette ou le tambour Annouçùt le mom.'ntd' l'attaqu?.

Aussi le porc H 'rmuin, qui est un ancien housai'd, et i|ui sait par luI-mèuie de ipioi ces messieurs sont capabli's, a d '■fendu à sa lille d.i snrtir, ou de paraître se il. 'in 'Ut à sa croisée; de sorte que je ne peux plus la vuir. Ne pas voir sa future la veille d; sa noce; c'est-à-dife je pe.iv bien la trouver chez elle le soir, ou. chez mon père le bourgniL'Slre; mais se rojarder ou

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE

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sr parlor en sopiéléj autant ne se rien dire; il n'y a riiii (!■(' ijènnnt coiiinic de s'aimer en présence de tout le monde, et \aul mieux encore avoir recours à notre messager ordinaire. [Allant vers l'arbre.) Remettons là ma lettre et mon présent.

Air : Sonyez donc que vous éles vieux. Cet aibi'u m'oll/e un sur moyen De convs^poMilie avec ma belle, Car il voit lout tt ne dit rien ; Des confidents c'est le modèle.

Qu'il rendit d' servie' aux amours !

Et que d' biuit dans plus d'un ménage, S'il allait révéler (|uel(|u' jours Tout c' qui s'est fait sous son ombrage.

Voici bientôt ueul' heures; c'est le moment où ils vont à l'aiipel, à lu parade, que sais-je? Peut-èln' Henriette pourra-l-elle venir le prendre. {Le reijantard encore.) Ali! oui! il sera bien là... Aliî mon liii'U ! l'on vient. {H s'enfuit par la droite et sort en courant.)

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