‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 538 sur 809 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE COLONEL, ALFRED, GUSTAVE , Officiers, Soldats, sortant de ta caserne et se rangeant sur le côté.

^iR : Entends-tu l'appel qui êonne?

Aussitôt que l'appel sonne, A l'inslaut c'est a (lui s'y rendra.

Dès que le devoir l'ordonne.

Mon colonel, uous sommes là,

ALFRED

, Voyez quel zèle est le mitre ; Ici, personne d'absent!

GUSTAVE, à part, regardant autour d» lui arec inquiétude.

Il en est encore quelipie autre Que je voudrais voir présent.

CHŒl'R.

Aussitôt, etc.

LE COLOÎSEL, les passant en revue. C'est bien, Messieurs, je suis salisfait de la tenue de votre compagnie; il y a pai-ade aujourd'hui, et vous ferez honneur au régiment; mais je ne puis trop vous le recommander, di! jeunes oriieiers en garnison doivent donner tout leur temps-'à l'étude!

GiST.WE. Ainsi faisons-nous, mon colonel.

ALFRED

Am du vaudeville de Voltaire chez Ninon. Jour et nuit je relis Vauban.

l'N LIEUTENANT.

Moi, je m'exerce à la tactique.

GCSTAVE Ici j'ai trouvé certain plan Dont la découverte me pique.

Le liasard m'a servi d'abord,

LE COLONEL

Il faut continuer...

GUSTAVE

Oui, certes.

Et j'espère bientôt encor Pousser plus loin mes découvertes.

LE COLONEL. Je VOUS y engage. Je dois vous prévenir aussi que j'ai fait droit à vos réclamations; vous ne pouvez tous loger dans celte caserne ; l'on va distrilmer à messieurs les oflieiers des billets de logement- Je me suis enlendu pour cela avec le bourgmestre, qui va vous envoyer son fds. Je n'ai pas besoin de vous rappeler les égards...

ALFRED. Cela va sans dire !

LE COLONEL

Air : Adieu, je vous fuis, bois charmant.

Si vous pouviez vous efforcer D'être â la sagesse fidèles; Mais n'allez pas tout renverser Poiu- ravir le cœur de leurs belles.

Chez eux ils vous donnent accès...

GUSTAVE

Mon colonel doit nous connaître; Quand la porte s'ouvre... jamais Nous ne montons par la fenêtre...

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE

Siiyez tranquille...

LE coLOîSEL. Au l'evoir. Messieurs.

GUSTAVE va à l'arbre et cherche le paquet. Les Officiers sortent et rentrent un instant après. On apporte une table servie.

GfSTAVE. Ma foi, on n'a pas perdu de temps, tout a disparu

AiB : De la folie après Regnard.

Allons, c'est un fort joli tour, Conveuons-eD, quoi qu'il m'en coûte.

Mais qu'y faire? C'est que Tamour Aura passé par là, sans doute.

(Regardant de tous les côte's.) Non, rien ne s'offre à mou regard ; C'est la première fois... je'gage, Qu'amour a passé quelque part Sans laisser traces du passage...

ALFRED. Eh bien ! qu'est-ce que tu fais donc là tout seul? est-ce que tu ne songes point à déjeuner?

cisTAVE. Si, vraiment... je suis des vôtres... allons, à lable,,.

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