SCÈNE X
GUSTAVE, NAiNCI.
GUSTAVE. Eh bien!
SAhXi. Je ne vous ai pas fait attendre... Madenioisulle dit qu'elle se rappelle très-bien son cousin Erne^qui a été élevé avec elle .. qu'elle l'aimait beaucoup. GUSTAVE. C'est charmant!
^A^CI. El qu'elle le reverrait volontiers et avec le plus grand plaisir, sans l'accident qui lui est arrivé. GUSTAVE. Lequel?
NANCi. C'est qu'il est mort à six ans' et qu'alors, quoiqu'il annonçât les plus heureuses dispositions, il est difficile qu'ilait fait au^si rapidement son chemin, et qu'il soit devenu capitaine de lanciers.
GUSTAVE, à part. Ah! diable! le trait est perfide! {Haut.) Sans doute... mais c'est un malentendu... une méprise... un mot de ma main suffira pour tout expliquer... (fi prend un crayon et écrit.) Air de l'Avare.
Allons, ne perdons pas courage; Il faudra qu'on ra'ocoule, eufin,
NANCI
Mais à quoi bon ce KrifTonnage Que fait notre défunt cousin?
GUSTAVE
Prends cette bourse... Non... J'insiste.
J'y cfois encor un ducat d'or...
NANCI
N'allez pas vous tromper encor ; Étes-vous bien sur qu'il existe'?
GUSTAVE. Eh! sans doute... porte vite ce billet... j'attends la réponse. {Elle sort.)