SCÈNE PREMIÈRE
BONNEMAIN , entrant par la porte du fond , et s'arrêtant pour parler à (a cantonade. Vini-s êtes trop bons, je vous rcmorcio. Daignez prendre la peine d'attendre
au salon. La mariée n'est pas encore prête. Comraen' dune! CerlainenienI, j'apprécie les vœux que vous faites pour mon bonlieur. (Descendant le théâtre.) Au diable les coiiipliments! Je ne peux pas ignorer que t'est aujonrd'bui le |ilus beau jour de ma vie; tout le monde prend ])laisir à mo le répéter, c'est comme nn éedio. Les gens de la maison en me lidsant leurs révérences, les fournisseurs en présentant leurs mémoires,
LAGNY. — Imprimerie de Vialat et Cie. — %° 41. —
LE PLUS BEAU JOUR DE LA VIE
et 1rs (lamosde l;i liallcen m'apportaiit Iciiirs bouquets. Dieu! que le Ijuiiheur cuùte clicr!
Ain : De sommeiUtr cncor, ma chère.
A la n», niL'S ]ioclirs s'cimipciit ; Car (K'iniis ce malin, ilMidiincnr, Ju ne vois que gi>ns i|iii im- disi'iit : « Je prends part a voire Ijonlicnr. »
Sur le point d'entrej- en ménaîçe, Mon hocilieiir est très-grand, je croi.
Mais tant de monde le [lartage Qu'il n'eu restera plus pour mol.
Nous no sommes qu'au iiiilieu de la journée, et je n'en puis plus; j'ai déjà fait vingt courses pour le moins, en voiture, il est vrai ; mais l'ennui de mouler et de deseendre, et de crolter ses bas de soie... {Reyardant la pendule.) Deux heures ! voyez si ma bellcmcie et ma l'iiture en fiiiirmit. (Apercevant Esldl' qui entre par la porte à droite.) Eh bien ! ma bell -sietir, ui'i en summesiious?