‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 554 sur 809 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les pniicÉDF.Nrs, UN DOMESTIQUe.

LE DOMKSTiQUE, (( Djunenuiin. .Monsieur, voici une 1 tire qui arrive.

BONNKMAiN. Eucoro uu autrc inconvénient. Depuis hier, la petite poste me ruine ; |iasse encore si ce n'étaient que des compliments, m lis des lettres anonymes (|u'ou me fait payer comme des lettres de félicitations, c'e^t le même prix.

ESTELLE. C'est qu'elles ont souvent la mémo valeur ; mais vous êtes bien bon de faire attention à cela.

uoNNEMAiN,f/»((Wt(6n/p/^rc. Qu'est-ce que je di.sai s?., encore une... [Usant.) « Monsieur, j'apprends eu province, où je suis en ce moment, ipievous allez épouser midemoiselle de Saint-André... J'espère, si vous êt.'S lionnne d'honneur, que vous suspendrez ce mariage jus |u'à l'explication que je désire avoir avec vous... Si j'emprunte nue main étrangère, et si je ne sigiu; point ce bilicl, c'est à cause de votre beau-père, dont je ne veux pas être connu; mais je pars près |u'cii même temps que ma lettre, et je serai à Paris le S.» Qu'cs!-;:e que e.jla vent dire?

ESTELLE. C'est uiic plaisanterie, une myslificalion.

uONXEMAiN. Je l'ai bien vu tout de suite ; mas voilà une plais inlerie de bien mauvais genre ; ea sont bien la province, et cela me ferait croire...

ESTELLE. Allons (louc u'allez-vous p s y penser? esl-L-e que et en vaut la peine?

iioNNEMAiN.Non, cei'la'uemciit. [Réfléckissant.) Le 8, c'esl le 8 qu'il doit arriver; pir bonheur, nous sommes aujourd'hui le 7 ; tuais c'est égal, cotte lettre-là va me touiMieuler toute la journée. Et ma femme qui ne se dépêche pas ; ou nous attend à la municipalité ; le

LE PLUS BEAU JOUR DE LA VIE

maire va s'impatienter, et nous courons risque de ii'èlrc mariés que par l'adjoint.

ESTELLE

Air : Tenez, moi, je suis un bon homme. Pourvu qu'enfin on vous marie.

BONNEMAIN

Mais dans le salon J'oii j'accours, Ou fait mainte plaisanterie.

Ou fait même des calembours.

{A pari.) a Pour l'époux quel fâcheux présage, . ■ « Disaient tout bas quelques témoins, « De commencer son mariage « Avec le secours des adjoints!»

Ah! voici enfin madame de Saint-.4ndré, ma liellemérc.

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