SCENE VIL FRÉDÉRIC, à ta table. ANTONINE
ANTONiNE, d'un air de mauvaise humeur. Je suis d'une colère! j'étais dans le grand salon à attendre, et la contredanse a commencé sans que mon mari vînt m'offrir la main; de dépit je me suis levée, et je suis sortie, d'autant que toutes ces demoiselles avaient un air enchanté et jouissaient de mon embarras. (Apercevant Frédéric.) 11 se pourrait! monsieur Frédéric ! que je suis contente de vous voir! nous parlions de vous ce matin ; et quelle sera la surprise de ma sœur ! sait-elle que vous êtes ici ?
FRÉDÉRIC, vivement. N'en parlons plus. J'ai à réclamer de votre amitié un dernier service.
ANTONINE. Quel cst-il?
FRÉDÉRIC Dans quelques instants, j'aurai quitté Paris, et pour toujours... Je ne reverrai plus ni vous, ni votre sœur ; mais daignez vous charger pour clic do ce billet.
ANTONINE. Mais qu'avcz-vous donc? pourquoi ne pas rester?
FRÉDÉRIC Pourquoi?.. [Apercevant Bonnemain qui sort de l'appartement à gauche.) Adieu, adieu, je suis le plus malheureux des hommes. [Il sort par le fond.)