‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 579 sur 809 · MADAME DE SAINT-ANDRÉ, BONNEMAIN, JULES, ANTONINE · texte numérisé non relu

MADAME DE SAINT-ANDRÉ, BONNEMAIN, JULES, ANTONINE

BONNE.MAiN, élevant la voix. J'espère qu'à la fin on daignera m'expliquer cette étrange démarche, à moins que décidément on ne regarde un mari comme rien, et un receveur général comme zéro.

JULES, bas, à Bonnemain. Bien, bien.

AUTOMNE, s'avançant. Je me suis justifiée aux yeux de ma famille, et je pourrais m'en tenir là; mais je n'abuserai point de ce que ma position a de favorable; votre colère était absurde, vos soupçons ridicules; ils ne valent pas la peine d'être réfutés.

BONNEMAIN. C'cst égal, essaycz toujours, ça ne peut pas faire de tort.

ANTONINE. Apprenez, Monsieur, que ce n'est pas moi, mais ma sœur; c'est à-dire, c'était bien moi, puisque c'est moi que vous avez épousée ; mais c'est justement à cause de cela, parce qu'il a cru un moment, et c'est si naturel quand on aime bien!.. C'est ce qui vous prouve qu'il n'y a de la faute de personne, et que c'est vous seul qui êtes coupable.

MADAME DE SAINT-ANDRÉ, C'cst clair commc le jour, et vous devez voir...

BONNEMAIN. C'est-à-dire, j'y vois... j'y vois de confiance.

ANTONINE, bas, à Sa mère. Maman, si, pour achever de le convaincre, j'essayais de me trouver mal.

MADAME DE SAiNT-.\NDRÊ, bas. luipossiblc avcc ta toilette. (Haut.) Et tenez, tenez, les voici.

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