FRANGINE, MARCEL
MARCEL, Stupéfait. Comment! il vient nous chercher ■ Qu'esl-cc que ça veut Jire?
PRANCiNK. Je vois que Monsieur est aJmis clans les secrets de cette Jeune fille !
MAUCCL. J'ai là une lettre que son oncle lui écrit.
FBANCiNE. Monsieur connaît la famille?
MAUCEL. CerUiinement!.. {A part.) Je vais me dépêcher de faire connaissance... (// lit.) « Ma chère Simonne, j'ai l'agrément d'être veuf et le chagrin do ne pas avo.r d'enfants... J'ai la plus belle taverne de Brighton, et personne pour la tenir, ce qui me cause un notable dommage. Et alor.*, dans ma tendresse, j'ai pensé à toi. »
FRANCiNE , d'un ton railleur. C'est d'un bon oncle!
MARCEL, continuant. « Quoique ta mère Brigitte Trumbell ait épousé un Français, tu n'eu es pas moins de mou sang, et mon intention est de te donner ma fortune après moi, et un mari sur-le-champ... vu que ça me sera trèsutile dans mon commerce. »
FRANCiNE, de même. C'est touchant.
MARCEL, continuant. « Je vais donc t'en chercher de mon côté, mais je ne t'empêche pas d'en choisir un du lien.. Fi'lt-ce même en France, si tu crois que dans ce pays-là ils soient d'une meilleure qualité qu'en Angleterre... Tu me parles dans ta dernière d'un marin nommé Marcel...» [A part, regardant francinc qui alfccte d'être tranquille.)Ç.i ne lui fait rien!.. (Continuant )uS'i ça te convient et à lui aussi, j'ai unpclit voyage àfaireà Calais... J'y serai par le paquebot de samedi... n {Regardant Francine.) Aujourd'hui! {A part.) Elle ne dit mot!.. {Lisant.) « J'irai vous chercher toi et ton prétendu...
FRANCINE, vicement, et à part. Ton prétendu ?
MARCEL, continuant « Et vous ramènerai avec moi à Brighton, avec le paquebot de retour... » (.4 Fraiicine, lui montrant la lettre.) Vous voyez, Mam'selle, que si on voulait...
IRANCINE, ai'îc dépit. On ne vous en empêche pas!
MARCEL. Ah! vous m'y engagez?
FRANCINE, arec î'rojii'e. Certainement!, neveu duncabaretier à Brighton?.. c'est beau, c'est enivrant!., et je vais tâcher de mon cùté de trouver ciuelque parti aussi élevé!
MARCEL. Ce n'est pas ça qui vous embarrasse! et votre chois est déjà fait!
FRANCINE. Pas encoro!.. mais, ne fût-ce que par vengeance...
MARCEL, apercevant d'Elvas, à part. C'est lui!., le voilà... Un officier... un seigneur portugais!