‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 668 sur 809 · SCENE VllI · texte numérisé non relu

SCENE VllI

TRUMBELL et les Sold.^ts, se regardant entre eux et se consultant à demi-voix.

LES 60LDATS.

Attendre en ces lieux, nous.' Amis, i|u'eu dites-vous'?

{.iperccvant la table qui est restée dressée, et s'y précipitant avec explosion.) CHOEUR.

Ma foi! le verre en main.

Asseyons-nous soudain A ce royal festin ; Amis, c'est notre vin!

Nos sabres sont nos lois.

Moi, je connais mes droitsj Sans façon je m'asseois A la table des rois.

TOl'S.

C'est à Richard ipi'il nous faut boire...

TKUMUELL.

Je n'ai pas soif.

TOUS

Au Protecteur!

THUHBELL, voulant les calmer.

Messieurs, Messieurs 1

TOUS

A sa victoire, à sa grandeur!

TRi'MDELL, de même.

Messieurs, Messieurs!

(.■1 part.) Je meurs de peur.

TOUS, à Trumbell.

Tu ne bois pas'/

TRUMBELL.

Je n'ai pas soif.

{.ipart ) Je tremble, liélas !

Que Sa Majesté ne m'entemle 1

TOUS

Alors, pour toi nous boirons tous.

TRUMBELL.

Grand merci !

TOUS

Chante alors pour nous.

TRUMBELL, tremblant.

Qui'? moi. Messieurs?

TOCS.

L'on fc demande Une chanson... ce chant qui courut le pays. Quand Cromwell eut chassé tons ces Stuarls maudits,

TRijiBELL, hésitant.

Le vaillant Puritain t

TOUS

Chante, c'est cela mdme.

muMBELL, trcmblunt.

Avec plaisir,

{.i part.) 0 trouble extrêmel La république et le trûne eu ces lieux... Comment resti'r l'ami de tous les deux?

Page 1