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BKTTLT- Qu'ici i« fous traite fn tipoil^, — Sfi^ne 17,
près de Daniel; DANIEL, dormant sur le faulmil ù
droite.
MAX, à part, apercevant Daniel. Ab! notre jeune fermier! elle l'a fait rester! Très-bien! (// s'avance et se place entre Bettly et Daniel.)
BETTLY, se levant effrayée. Dieu! ce soldat!
MAX. Moi-même, ma belle enfant. (Affectant un peu d'ivresse.) Vivent l'amour et la baecatelle ! Voyez-vous, j'ai servi en Allemagne, et les Allemands sont toujours aimables, après diner! Or le vôtre était excellent; il faut donc, pour être juste, fjue l'amabilité soit en rapport avec le diuer!
BETTLY, àpart. Et ce Daniel qui ne s'éveille pas!
MAX. Nous convenons donc, ma jolie hôtesse, qu'il me faut un petit baiser.
BETTiY. Une pareille audace!..
MAX. C'est de la reconnaissance! c'est une galanterie soldalesiiue et décente qui ne peut offenser personne! et ton mari lui-même le permettra; (Montrant Daniel.) je vais lui ilemandei'.
BBTTi.v, piquée. Ce n'est point mon maii...
MAX. Excusez! comme il dormait l.'i pii's de toi. j'iivui» cru tout naliuuUemeul...
BF.ITI.Y, avec fierté. Vous vous lroin|Mz! je n'ai pas de mari; je vous prie de le croire.
KW, gaiement. Tu n'as pas de m.ari' alors ne crains plus rien! la ne fait (le toit .'i personne, et puisque tu es libre, puisque tu es ta maitiesse...
BF.ITI.V, effrayée. Monsieur le soldat...
MAX, la poursuivant. Vivent l'amour et la baiî.ilelle !
BETfLV. .V moi! au secours!
MAX, l'embrassant au moment oii Daniel s'éveille. Tu auras beau faire!
DANIEL, s'évcillant. Qu'est-ce que je vois là'?
hax, tenant toujours Bettly, qui se déhat. f.e triomphe du sentiment!
DANMEL. Moi qui étais dans un si joli rêve!.. {S'élançanl entre .Max et Bettly. qu'il sépare.) Voulez-vous bien finir 'f
MAX, avec colère. Eli! de quoi te nièles-tn?
DANIEL. Je me mêle, que cjs miiii res-1 1 me <lépla'senl, entendez-vous, sergent'/
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LE CHALKt.
MAS, de même, et nlfeclant plus d'ivresse. Ft de quel tli'oit (;,i te (léplail-il? est-ce ta sœur?
DANIEL. Non vminieut !
MA\. Est-ce ta femme?
DANIEL. Hélas! non.
MAX. Est-ce ta nièce, ta cousine, ta grand'tante?
DANIEL. Non, sans doute; mais cependant, sergent...
MAX, avec kauleul: Mais cependant, moible» ! c'est à moi alors que ça déplait; et, puisque tu n'as aucun droit légal z'el léirilime de m'ennujcr z'iri, fais-moi lo plaisir de battre en retraite sur-le-rlianip et vivcnieiit.
BETTLY. 0 ciel !
MAX. ,1e te l'ordonne!
DANIEL. Et moi, ça m'est égal; je reslflrnii
MAX, fe menaçant. Comment! hlanc-isef...
DANIEL, tremblant et se re'fagiaut fiiês de Beltly. Oui, oui, je resterai; j'en ai le droit; c'csl inalji 'selle Bettly qui me l'a dit. N'est-ce pas, Mant'aeUe) vous m'en avez prié, vous me l'avez demandé'?
DETTLï, tremblante. Certaineliient.jelo veux. (Lui prenant le broi.) Je veux que vous ne me quittiez pas!
DANIEL. Vous l'entendez; je Me le lui fais piis dire. Vous n'avez que faire ici; n'est-il pas trai'? (/léi/firifanf jVaj; qui se croise les bras.) Eh bien! je vous dem.mde pourquoi il reste là! Dites-lui donc, Mam's;lle, dites-lui donc de s'en aller.
MAX. Non, morbleu! je ne m'en irai pas! car J'y vois clair enfin. 'Tu es son amant ! tu l'âimcs!
DANIEL. Pour ce qui est de ça, c'est viail
MAS. Et moi aussi!
DANIEL. Est-il possible'
BAS, le menaçant. Et tu renonceriis à l'aimer...
DANIEL, de même. JamUs!
MAX, de même. Ou sinon...
BETTLT. Monsieur le sergent, au nom du ciel...
MAX, froidement . Ça ne vous reg;\rdj pas, la belle! c'est une atHiire entre nous, une eipllcaliou z'à l'amiable qui réclame impérieusement l'absence dii Sexe! Ainsi, vous comprenez, vaquez aux travaux du ménage, et nous, ça ne sera pas long. [Durement, et lui montrant la porte à droite.) M'entendez vous?
DANIEL. Oui, riiam'selle Bettly, retirez-vous un instant.
BETTLV, à parf, montrant la porte adroite. Ah! je n'irai jias loin. (Bas.) Monsieur Daniel!
DANIEL. Mam'selle Betlly.
BETTLV, à JeiHi-i'oiJ". .\h ! mon Dieu, (pie j'ai peur!
DANIEL, de tnème. Et moi donc! (Betlly le rei/arde et, sur un geste de Majc, sort par la porte à droite.)