SCENE IX
JL'LIANO , sortant d.i sa^.on à gaucho , HORACE , fui» LORD EI.FOUT.
Ji'i.i.iNO. Eh bien I ([uel tapage à la [lorle du la mio!... J.ieinllie, Inès lie .. ort sont donc toutes cos f«mm s?
HORACE. Je ne sai.s... IccsiUc était là... tout .M'hflure, . elle Oit deireniluc.
jiHANO. .\ la cuisine s.ins doutw.. qui diable nous m'» rive'? (/; la ouvrir la porte du fond. Pendant ee temps Uorccj s'approche de la porte à droite t/u'il firme à double tour, puis il relire la clé et la met dun$ sa poche )
uanACE. La voilà en si'irctél
jiLiAXO, qui pendant Ci temps a été ouvrir à lord E'fort. Cet vous, Milord, vous êtes bivMi en retai'd !
LOiiD LLFonT. Ce était vrai! {.ipercemmt Horace.) En- I ore ce.t petite Horace!
jiLiANo. Vous ne il-.\oî plus lui en vouloir ., maintenant que NOUS éles sur de la vertu do Milady.
Lono tLFOi:T. Veî... gràcLb à vous qui me avez fait avoir les preaves... m.ais c'est égal... cette uuil... olait toujours pour moi un jour malhi.urcuso... et fàclicuse beaucoitp.
JULIANO. Comment cûl«?
Lono EI.FOUT. En ipiittanl Milady... je voulais avaiil le souper avec vous .. porter lo cadeau ilo Nool à la jiolite Estrella .. vouî connaissoi. ..
JULIANO. Un prom'.er sujet do l'Opéra de Madrid!
LORD ELFORT. YeS...
JULIANO. Celle qui danse si bien la cacliucha !
LORD ELFORT. Vcs ..
JULIANO. Et pour iLquelle, dit-on, vous faites des fol es...
LORD ELFoai. Ve;... je aimas beaucoup la cachucha... eh bien ! ell; était pas chez elle... elle étidl sortie pour toute le nuit sans prévenir moi...
JUHANO. Parce que vous êtes jaloux et qu'elle a peur de vous !
uoRACE, à part et regardant du coté de la porte à droite. 0 ciel !
LORD ELFORT. Et pourquoi, jc doiiiandc à vous'/ pourquoi sortir toute le nud'?
JULIANO Pour aller... pour aller. .. din.ser la cachuclia... pour aller au bal... la nuit de Noél, tout le monde y va... à commencer par \ous.
LORD ELFORT. C'est égal. . je avais mis moi en colcro,
JILIANO. Ça Le coûte rien.
LORD ELFORT. Je avais tout brisé...
JiLiANO. C'est plus cher.,, parce que demain il faudra répaier... à moins que cette nuit... vous no soyez lieuri.u\ au jeu où l'on vous attend...
LORD ELFORT. Yes ! je allais jouer. ( /( entre dans le salon à gauche.)
JULIANO, se retournant vers Horace. Ainsi que toi, mon cher Horace... on demandait ce que tu étais devenu.
HORACE. J'allais vous rejoindre!
JULIANO. Ah! mon D.eu!.. comme tu e; pâle et troublé.. Est-ce qu'il y aurait eu une nouvelle apparition '?
iion.îCE. Du tout... mon ami... {.i p::rt ) Ali', si c'est elle, c'est ind gne ! c'est infime ! . je les tuerai tous deux et moi-même .apré.-;...
JiLi.'.Ni), « Horace. Allons, vi^ns.
HORACE, le retenant par la main. Un mot seulement!..
JULIANO. (Ju'est-ce donc?
HORACE. Cette bello danseuse. . dont vous parli z tout à l'heure... la signera Eslrella... tu la connais'?
JULIANO. Certainement et beancoui>! . et toi '?
HORACE, avec embarra:. Eli bien!., eli bien!., lune trouves pas qu'elle ressemble un peu à cette petite s 'ivaule aragonai<e...
JUMANo. Inésille !
HORACE. Oui, il y a quelque cho.ic...
JiHANO. Ah çà ! à qui diable en as-tu au'ourd'hui avec tes rcssomblaucjs? Tu me parla s taiitùt de la reine et malulcnant d'une dauseuic... il n'y a pas le moindre ra;ipoi't... pas même a;iparencc...
iioniCE, Tu as raison... cela ne ressemble à rien... et jc l'ahnc miouN .. jc en'.s content... (1 part.) Oser la loupçoniicr.. quand tout à l'heure... elle va tout me dire et tout m'appi'undre .. {Haut.) Allons, viens, viens, mon am .
JULIANO, Oii'fsl'f- 'l'i' te prend! ij Voilà maintenant r.adieux et trionn liant
HOR.'.cr. C'est que je pcusc à elle!
JULIANO A l'inconnue... il on deviendra fou, ma parole d'IiQiiiieur .'
iioBAUE, C'est vi'al ! j'en perds la létc!
JULIANO, l'einmcHniit. Viens perdre ton argent, cela viiuha iiiieH\!(//tor<en emportant le dernier flambeau (/i(f était rjsié mr la table du couper, laquelle table a été leporlée près de lu porte du salon, .i la sortie d'Horace et Juliimo le théâtre ne trouve dans l'obscurité I