‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 778 sur 809 · SCENE n · texte numérisé non relu

SCENE n

Les précédents, LORÉDAN, MALIPIERI, lt plusieurs Officiers.

LORÉDAN, la hache à la main et encore dans la chaleur du combat.

AIR

Vive la mitraille !

Bravons .sa fureur!

Un jour de bataille Est jour de bonheur!

L'éclair et la foudre Troublent la raison ; Oui, vive la poudre!

Vive le canon I (A part, et sur un mouvement plus lent.) En guidant leur vaillance.

J'ai cru trouver la mort; Mais pour moi, plus de chance!

Oui... oui... j'existe encor!..

C'en est fait , la victoire Dont s'enivre leur cœur

HAYDÉE

M'a rendu li mémnire , Hulas ! cl mon malheur!

DOMEMco, qui est monté au grand vtàt.

Un vaisseau turc résiste encor!..

LoiiÉDAN, vivement.

Tant mieus- {Brandissant sa hache.)

Vive la mitraille!

Bravons sa fureur I Un jour (le bataille Est jour de bonheur!

L'éclair et la foudre Troublent la raison; Oui, vive la poudre!

Vive le canon !

•OMENico, regardant toujours du haut du mât. Non!., non !..

Il amène son pavillon. Le vaisseau turc est pris !

lOBÉOA», avec tristesse et laissant tomber sa hache.

Tant pis !

CHŒUR

Victoire! victoire! victoire!

Aux enfants de Saint-Marc!

D'une nouvelle gloire Brille leur étendard.

[Lorédan, plongé dans ses réflexions, remontt le théâtre et disparait vers la gauche. Pendant ce temps , tes matelots qui sont à droite se disputent un baril de rhum que l'on vient d'apporter.)

CHŒUR, vif et animé.

C'est à moi!., c'est mon bien,

Non, morbleu!., c'est le mien!

Du butin c'est ma part !

Eh bien donc... par saint Marc,

Que ce fer... ce poignard

Soit l'arbitre entre nous!

oouENico, qui est descendu du grand mât , se jetant entre eux.

Allons, amis, êtes-vous fous?

Au lieu de vous battre entre vous.

Jouez gaiment à qui boira Le baril de rhum que voilà!

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