‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 807 sur 809 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

CHŒUR DE PEUPLE, GONDOLIERS, MARCHANDS, OUVRIÈRES, BOUQUETIÈRES, paraissant au fond du théàtrn en gondoles, tandis que d'autres entrent sur la scène, de différents côtés, par la colonnade du vestibule.

CHŒUR

Venez, accourez du Lido Descendez tous du Rialto! Venise la belle Gaiment nous appelle, Aujourd'hui, par elle.

Nous sommes heureux!

Triomphe et conquête!

C'est un jour de fête.

Qu'ici rien n'arrête Notro élan joyeux !

Liberté Et gaité!

Place à nous.

Rangez- vous!

Sénateurs Et seigneurs; Au lieuiile, les lionneurs!

Plus d'impùts De travaux!

Pour un jour, A mon tour.

Je suis roi.

C'est la loi, Et Venise est à moi.

[Pendant que le cortège entre en scène, Lorédan et Itafaéla sortent de laporte à gauche et le peuple reprend le chant général.)

Venise la belle Gaiment nous appelle Etc., etc.

TROIS SÉNATEURS, s'avançant au milieu du théâtre. Nous choisissons pour doge, ainsi que nos aïeux , Celui de qui le bras nous défendit le mieux !

{S'udressant à Lorédan.) \ ce rang, Lorédan, vous seul deviez prétendre ! LORÉDAN, troublé.

Je n'ai point mérité ce titre glorieux... Je n'ose... je ne puis... l'accepter 1

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