SCENE VII
(Témoin la lille de Pièlro)
Pensive rentre au hameau.
LE MARQUIS, BEPPO, GIACOMO
Dans un trouble nouveau.
Tremblez! car voyant la fiUelle, Tout bas chacun rupèle ; Diavolo! Diavolo!
Diavolo !
(Le marquis est assis sur le devant du théâtre, près de la table à droite, et tient un cure-dent ; Beppo et
Giacomo regardent si tout le monde est parti.)
TROISIÈME COUPLET
BEPPO, redescendant le théâtre et prenant la bouteille
tE MARQUIS, fe levant.
qui est sur la table, se verse un verre de vin. A la sanlé!
11 se peut qu'on s'abuse.
LE MARQUIS, se retournant avec hauteur. Hein!
Ma chère entant; peut-être aussi
BEPPO, de même. Je dis à ta santé!
Tout ce qui se prend ici
LE MARQUIS. Qu'esl-ce que c'est que de pareilles ma-
N'esl-il pas pris par lui.
nières?
Souvent quand on l'accuse, Auprès de vous maint jouvenceau
GIACOMO, le chapeau bas. Excusez, capitaine, c'est une
Pour quelque larcin nouve.iii
recrue qui ne sait jias encore le respect qu'on vous doit.
Se glisse incognito!
[Bas, à Beppo.) Ole donc ton chapeau ! Il n'est pas en-
Tremblez! cet amant qui soupire.
core au fait; mais il sort d'une bonne maison : c'est un
C'est de lui qu'on peut dire :
ancien intendant qui veut travailler maintenant en brave
Diavolo! Diavolo!
et à découvert.
Diavolo !
LE MARQUIS. Il ne suffit pas d'être brave, il faut encore
être honnête et savoir vivre. Je n'ai jam.iis vu, dans l'ori-
gine, de troupe jilus mal composée que celle que j'ai