A LA PRINCESSE DE C
Chez vous, ce soir, fête encore I...
Comme avril de ses lilas.
Votre palais se décore De femmes en fleurs... hélas!
On est loin, on est malade, On est dans les émigrés...
Mon rêve seul escalade Le tapis de vos degrés.
Seul, il entre avec la foule Et se perd dans vos salons.
Où, si rapide, s'écoule L'heure des soirs les plus lon'gs.
Mon Dieu ! grâce à la distance De Versailles à Paris, Surtout grâce à la constance Des névroses qui m'ont pris, Voilà bien un mois, princesse (Qu'il soit maudit pour toujours I), Un grand mois que je ne cesse De manquer les plus beaux jours; Ceux qu'à vos côtés on passe Dans l'atmosphère des arts.
Où se rétrécit l'espace.
Comme à la cour des Césars !