LE DOGUE
Voyez ce dogue en feu; l'ardente hydrophobie,
Empruntant ses fureurs aux tigres de Nubie,
Presse ses flancs; il fuit. — Ses yeux rouges, hagards.
Jettent autour de lui leurs sinistres regards.
Il mord son maître, et passe ; et sa gueule écumante
Multiplie en fléau le mal qui le tourmente.
La soif aux bords du lac le pousse tout sanglant,
Il voit l'onde et s'irrite et se roule en hurlant.-. —
Mais qu'un serpent sorti de la forêt profonde
Le perce de son dard où le poison abonde,
Les venins ennemis luttent, rivaux affreux.
Et dans ses flancs calmés se détruisent entre eux.