SCÈNE II
STRADELLA et ses Elèves, avec des flambeaux, des guitares et divers instruments de musique, arrivent par le \
CHOEUR D ^ÉLÈVES, sous le balcon de Léonor. ,
Là du sommeil L'ange vermeil Berce tes sens de beaux mensonges.
Fille des cieux, iJ; Ouvre les yeux;
: ' Car tant d'amour vaut bien tes songes.
\ ; Tout est muet au sein des nuits,
Plus de gondole en promenade; L'onde et les cieux ont pour tous bruits Soupirs d'amour et sérénade.
Romance.
!• PREMIERCOUPLKT.
jî
Il Venise est encore au bal,
Et la lune au loin décline; C'est l'heure où du ciel natal
Descend Tamour virginal.
Moi, du palais d'un seigneur Fuyant le servile honneur, Je viens rêver le bonheur
Près de l'orpheline !
Que l'écho chante avec moi Au son de la mandoline, ma belle! amour à toi!
DEUXIÈME COUPLET
Demain pour les deux amants Doit s'ouvrir l'humble chapelle, Où, touché de mes tourments, Dieu bénira nos serments.
Bel ange aux regards si doux, Ah! je t'implore à genoux, Viens fuyons loin des jaloux,
Stradella t'appelle.
Viens! oh! viens sans crainte à moi!
Toujours et partout, ma belle, A toi gloire! amour à toi!
LÉONOR, dans la maison.
Quand mon cœur reçut ta foi,
Il jura d'être fidèle.
A toi, gloire! amour à toi !
Chœur double.
LES ÉLÈVES
Là du sommeil
L'ange vermeil Berce tes sens de beaux mensonges.
Fille des cieux.
Ouvre les yeux; Car tant d'amour vaut bien tes songes.
Tout est muet au sein des nuits, Plus de gondole en promenade; L'onde et les cieux ont pour tous bruits Soupirs d'amour et sérénade.
LES BRAVI, se montraDt au coio des rues.
Un bruit pareil,
Jusqu'au soleil, Faudra- 1- il donc qu'il se prolonge?
Masques joyeux,
Hors de ces lieux, Fuyez ainsi qu'un mauvais songe.
Ils devraient bien pour cette nuit Chercher ailleurs leur promenade ; Ils nous perdront avec ce bruitl Maudite soit leur sérénade!
Les bravi disparaissent de oouTeau è gauche.
Récitatif.
Chers élèves, c'est bien!... Ah! veillez à Tentour,
Les élèves se dispersent et se groupent diversement.