‹ Œuvres Completes De Emile DeschampsChapitre 35 sur 167 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Une place à Vérone. — A gauche, en biais, vers le fond, la maison des' Capulets, — Au fond, sur la droite, les premiers arbres d'un petit bois, puis le portail d'une église.

Paraissent SAMSON bt GRÉGORIO, portant la livrée des Capulets, et armés de dagues et d'épées.

SAMSON, avec un geste menaçant adressé au dehors*

Tant pis si je les trouve encor sur mon chemin! Quand je suis échauffé je suis prompt de la main.

GRÉGORIO, le raillant.

Oui, mais tu n'es pas prompt à t'échauffer, peut-être?

SAMSON

L'ombre d'un Montagu me met au champ.

GRÉGORIO

Se mettre Au champ... c'est fuir.

SAMSON, se promenant d'un air fanfaron.

Moi, fuir! Grégorio! —Bien trouvé!

Moi, Samson ! J'ai toujours pris le haut du pavé, Et le prendrai toujours sur les gens, homme ou femme, De l'indigne maison Montagu.

GRÉGORIO

Sur mon âme, C'est la preuve, mon cher, que tu n'es qu'un poltron ; Le plus faible s'appuie au mur.

BALTAZÂR, bas è Abraham.

On veut nous intriguer,

A Samson.

L'ami, mords-tu ton pouce afin de nous narguer?

SAMSON, hésitant.

Qui! moi?... Je mords mon pouce.

BALTAZAR

Et fais-tu ce manège Pour nous insulter, dis?

SAMSON, è Grégorio.

C'est pour... c'est pour... Aurai-je La loi de mon côté, si je dis oui?

GRÉGORIO

Jamais.

SAMSON, & Abraham et à Baltazar.

Non, ce n'est pas, messieurs, pour vous insulter... mais Je mords mon pouce, moi.

GRÉGORIO, à Baltazar.

Cherchez-vous donc querelle?

BALTAZAR

Point.

SAMSON

Ohl oh ! c'est mon fort, plus qu'une saltarelle! Je sers un aussi bon maître que vous.

BALTAZAR

Ma foi, Pas un meilleur.

SAMSON, balbutiant.

D'accord.

GRÉGORIO, voyant Tybalt de loin.

Dis meilleur ; j'aperçois Un parent de mon maître.

SAMSON

Un meilleur maître!)

lOt) CeOVRtS D'EMILE DESCUAMPS.

BALTAZAR

Arrête!

Tu mens !

SAHSOH, kGrégorlo.

Flaraberge au vent! — et la botte secrète I

na se bDlient Mua ifaaXn. — AitIisdi BeDTolio «I T^ball par deui oOlé» opposél.

BENVOLIO, tirant gon épéa.

Baltazarl — Malheureux! séparez-vousl

IIBALT, rsnanl droit à BenToUo.

Eh I quoi I L'épée eu main parmi ces drôlesl —Tourne-toi,

Benvollo, vois ta mort.

Il s tiré son épis.

BEHVOLIO.

Eh ! Tybalt, je ne songe Qu'à mettre ici la paix. Aide-mol doncl

TTBALT.

Mensonge I Tu parles de la paix en agitant le fer I La paix l — Je hais ce mot comme je hais l'enfer. Et tous les Montagus et toi-même. — Bu défense 1

tl9 >e balisQt loas. — Un officier orrlyfl oieo de» sblrei L'OFFIGIEH, h SB suite.

Vos pertuisanes, tousl — Rébellion I offensel Frappons et Montagus et Capulets!

Copnist 8l >■ ïemmB entrant d'oïl oWé, et pan ap(è«, MonHf «l sa taininB de l'antre.

CiPBLBÏ.

Mon épéel

tk SIGHOnA CAPDLET, """"""■'P'» *"'0"'™'-

ciel 1 «l^sf Capuietl lo'eat cela?

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ROMÉO ET JULIETTE. i07

CAPDLET.

Ce Montagu! voisi comme il lève la sienne.

MONTAGU, à Capulet.

C'est donc toil

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