‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 104 sur 168 · LA JUSTICE DE DIEU · texte numérisé non relu

LA JUSTICE DE DIEU

(Poésie allemande)

Sur le mont Sinaï, Moïse, cherchant Dieu,

Se présenta devant le triangle de feu,

Et, les bras étendus : « Seigneur, daigne toi-même

Révéler à mes yeux ta justice suprême,

Ton impalpable loi, ce fil qui, dans tes mains.

Gouverne, inaperçu, le monde des humains l y>

Et Moïse attendait, Tâme de terreurs pleine.

Et le Seigneur lui dit : « Regarde dans la plaine. »

Alors, Moïse vit un soldat qui fuyait Excitant son cheval par un geste inquiet :

Le soldat descendit au bord d'une eau limpide ; Il s'y désaltéra, puis, le cœur raffermi.

Il reprit sa monture et sa course rapide.

Oubliant le butin pillé sur l'ennemi.

Un jeune enfant aussi vint boire à cette source; 11 trouva le trésor, et, rendant grâce au Ciel, Sans se désaltérer, courut porter la bourse A sa mère, indigente et veuve en Israël.

Bientôt, un homme d'âge, à la marche incertaine, Arriva lentement, courbé sous le solçil; Il rafraîchit sa lèvre à la même fontaine, S'assit dans l'herbe épaisse et fut pris de sommeil.

Mais, s'étant aperçu qu'il n'avait plus sa somme. Le soldat revenait sur ses pas. — Il voit l'homme Endormi, le secoue, et, l'ayant fait lever, Lui demande, en jurant, l'or qu'il a dû trouver. Le vieillard dit qu'il n'a rien vu. — Le soldat presse

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