LA JUSTICE DE DIEU
(Poésie allemande)
Sur le mont Sinaï, Moïse, cherchant Dieu,
Se présenta devant le triangle de feu,
Et, les bras étendus : « Seigneur, daigne toi-même
Révéler à mes yeux ta justice suprême,
Ton impalpable loi, ce fil qui, dans tes mains.
Gouverne, inaperçu, le monde des humains l y>
Et Moïse attendait, Tâme de terreurs pleine.
Et le Seigneur lui dit : « Regarde dans la plaine. »
Alors, Moïse vit un soldat qui fuyait Excitant son cheval par un geste inquiet :
Le soldat descendit au bord d'une eau limpide ; Il s'y désaltéra, puis, le cœur raffermi.
Il reprit sa monture et sa course rapide.
Oubliant le butin pillé sur l'ennemi.
Un jeune enfant aussi vint boire à cette source; 11 trouva le trésor, et, rendant grâce au Ciel, Sans se désaltérer, courut porter la bourse A sa mère, indigente et veuve en Israël.
Bientôt, un homme d'âge, à la marche incertaine, Arriva lentement, courbé sous le solçil; Il rafraîchit sa lèvre à la même fontaine, S'assit dans l'herbe épaisse et fut pris de sommeil.
Mais, s'étant aperçu qu'il n'avait plus sa somme. Le soldat revenait sur ses pas. — Il voit l'homme Endormi, le secoue, et, l'ayant fait lever, Lui demande, en jurant, l'or qu'il a dû trouver. Le vieillard dit qu'il n'a rien vu. — Le soldat presse