QU'IL NE FAUT POINT MALTRAITER LES ANIMAUX
Roi des êtres créés sous toutes latitudes.
Homme, envers tes sigets aux douces habitudes. Par ta propre douceur prouve ta royauté.
Si même de plusieurs Dieu fit ta nourriture, A leur fatale mort ne joins pas la torture; Gomme le feu du ciel frappe sans cruauté.
Mais, ceux des animaux qu^en toute langue on nomme Les amis, les gardiens, les serviteurs de Thomme... Qui les maltraite est brute — et sera criminel. Et nos lois, plus longtemps, sans en être complices. Ne peuvent tolérer ces ignobles supplices.
Infraction sauvage aux lois de l'Éternel.
C'est ainsi qu'on a vu, loin des bords où nous sommes. Et jusque dans nos murs, de farouches tyrans. Qui, sur des animaux, par degrés expirants, S'étaient instruits d'avance au massacre des hommes.
Puis, le mal est le mal en soi-même — et d'ailleurs Ces êtres, dont l'instinct suit la ligne tracée,
Ils ont le sentiment, s'ils n'ont pas la pensée. Et lears yeux ignorants savent verser des pleurs.
Donc, envers tes sujets à la douce nature, Homme, tout te défend la moindre cruauté; Seul Roi, par la Raison, de toute créature.
Par ta douceur encor prouve ta royauté 1