AU POETE MONTALANT BOUGLEUX
Tandis qu'un moment libre à ma plume est laissé, Qu'elle vous dise un peu ce que j'ai tant pensé :
« L'inspiration et l'étude Vous font des jours bénis et doux; Le travail obstiné — votre longue habitude —
Amène încessammeDt la muse au rendez-vous.
On vous nomme à la fois le poète et le sage.
Ah 1 qu'honneur et bonheur fêtent votre passage ! C'est ce que chacun dît et moi plus haut que tous. »
Et je clos ici mon message ;
Car j'entends qu'un ennui jaloux
Frappe à ma porte ses trois coups.
Dieu vous garde à jamais de tous les maux vulgaires ! A bientôt, c'est bien tard. A toujours, ce n'est guères !