‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 118 sur 168 · AU POETE MONTALANT BOUGLEUX · texte numérisé non relu

AU POETE MONTALANT BOUGLEUX

Tandis qu'un moment libre à ma plume est laissé, Qu'elle vous dise un peu ce que j'ai tant pensé :

« L'inspiration et l'étude Vous font des jours bénis et doux; Le travail obstiné — votre longue habitude —

Amène încessammeDt la muse au rendez-vous.

On vous nomme à la fois le poète et le sage.

Ah 1 qu'honneur et bonheur fêtent votre passage ! C'est ce que chacun dît et moi plus haut que tous. »

Et je clos ici mon message ;

Car j'entends qu'un ennui jaloux

Frappe à ma porte ses trois coups.

Dieu vous garde à jamais de tous les maux vulgaires ! A bientôt, c'est bien tard. A toujours, ce n'est guères !

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