‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 2)Chapitre 31 sur 168 · UNE SCÈNE DES APENNINS · texte numérisé non relu

UNE SCÈNE DES APENNINS

... Et cependant cet homme était bom mais il fut trahi par elle, et alorsl...

Amis, en embuscade Au bas de l'Apennin ; Et moi, la sérénade Sur le bord du chemin.

Malheur à qui s'arrête Pour écouter ma voix...

Son argent et sa tête î C'est cher pour une fois!

il chante.

« Sous un balcon de Vérone, La nuit, j'avais les pieds froids ; Ces nuits-là, sous leur couronne, J'avais grand' pitié des rois. »

— Quoi î pas un voiturin î

Pas même un pèlerin !

Il chante.

« J'étais pauvre et sans maîtresse, Quand je vis Térésia ; Elle plaignit ma détresse; Un seul regard nous lia.

Ses parents au cœur avare

66 OEUVRES D'EMILE DËSCHAMPS.

Nous suivaient comme un fléau ; Mais, esMl rieu qui sépare Juliette et Roméo !

« Sous un balcon de Vérone, La nuit, j'avais les pieds froids; Ces nuits-là, sous leur couronne, J'avais grand'pitié des rois. »

— ChutI chut! n^entends-je pas?...

Oui, la poste, là-bas !

U chante.

a Un jour, toute blanche, aux Carmes,

J'aperçus Térésia;

Elle versa bien... trois larmes...

Puis, elle se mariai

Voilà donc ce qu'on y gagne,

Dis-je alors en me cachant!...

Je m'enfuis dans la montagne.

Et je devins très-méchant I

« Sous un balcon de Vérone, La nuit, j'avais les pieds froids ; Ces nuits-là, sous leur couronne, J'avais grand'pitié des rois. »

Un beau landau, parbleu...

Halte-là... Bravi, feu!

Pan ! pan ! et qu'on soit preste !

Hommes, femmes! c'est bien!

Par saint Pierre, il ne reste Ni personne, ni rien 1 Voyez ! l'aubaine est forte î Mais, que vois-je, à mon tour?

Ciel! Térésia... morte!...

Allons! vive l'amour! I...

BlËiN LOJiN. 07

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