‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 3)Chapitre 129 sur 167 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

STRADELLA, BEPPO, et Quelques Élites.

^STRADELLA, à part.

Encor nouveau caprice I allons! vite, chanteur. Ta voix pour attendrir je ne sais quelle femme!...

STRADELLA. Sft5

Chante! on t'a bien payé! sers d'interprète infftoie ! Aux vils amours d'un sénateur I

Avec élan.

A mon art! art divin! ô sublime harmonie*

Écho sacré du ciel Par qui Tâme s'épure au souffle du génie.

On prostitue ainsi ton pouvoir immortel !

Misère!... que pourtant ma tâche soit finie; Demain je m'affranchis de ce joug détesté!

Demain! demain! l'amour avec la liberté !

A ses élères.

A nous maintenant, chers élèves I

BEPPO

De la beauté charmons les rôves!

Les élèTes de Beppo s'approchent de la chambre et commencent la sérénade du premier acte.

LES ÉLÈVES

Là du sommeil, L'ange vermeil...

STRADELLA, les interrompant.

Arrêtez! gardez-vous de profaner ces chants

Inspirés par celle que j'aime!

Toi seule, ô Léonor! connais ces airs touchant'. Symboles d'un amour aussi pur que toi-même.

LÉONOR, en dehors.

Sti;^della, Es-tu là?

STRADELLA, stupéfait et à part.

Qu'en tends- je! Quels accents! Léonor, est-ce toi? Affreuse idée...

LES ÉLÈVES, à part.

Amis, d'où vient son trouble extrême?

STRADELLA à ses élères.

Ah! laissez-moi!

LES ÉLÈVES

Partons !

STRADELLA

Va, Beppo, laisse-moi I

Les élères sortent par la porte à droite. Stradella, qui les a ' regardés s'éloigner, va Ters ta chambre, qai s'ouvre deTant lui, et d'où LéODor s'élance.

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