STRADELLA, LÉONOR, BEPPO, GINEVRA
STRADELLA, seul.
Salut, salut A l'humble asile ] Où Dieu voulut Guider mon luthl
S^adressant à Ginerra.
Oui, si dans Rome où je m*exile
Nos jours sont doux,
C'est grâce à vousl Nous avons fui cette Venise, Séjour fatal du déshonneur ; .
L'amour enfin nous favorise, Cachons ici tout mon bonheur 1
ENSEMBLE
LÉONOR et STRADELLA.
Goûtons ainsi
Des jours plus calmes;
STRADELLA. i07
N'ayons Ici Plus de souci L'amour et Fart, joignant leurs palmes, En ce séjour Tiendront leur court mon sauveur, tu m'as { Moi, ton vengeur qui t'ai I ^*^*® Au joug cruel de ces méchants, A toi mon cœur, à toi ma vie, Je n'ai d'orgueil que pour tes ) ^u^nt»
Tu seras range de mes i
Oui tu seras et ma gloire et ma vie; A moi dont l'âme un jour s'est éprise à tes \ «u^n^^, toi l'objet divin et le prix de mes i cnanisi
BEPPO et GINEVRA.
Goûtez ainsi Des jours plus calmes, N'ayez ici Plus de souci; L'amour et l'art joignant leurs palmes, En ce séjour Tiendront leur cour.
A Léonor.
Son bras vengeur vous a ravie Au joug cruel de ces méchants.
A Strad«lU.
A vous son cœur, à vous sa vie,
A Léonor.
A vous sa gloire, à vous ses chants!
Récitatif,