‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 3)Chapitre 133 sur 167 · STRADELLA, LÉONOR, BEPPO, GINEVRA · texte numérisé non relu

STRADELLA, LÉONOR, BEPPO, GINEVRA

STRADELLA, seul.

Salut, salut A l'humble asile ] Où Dieu voulut Guider mon luthl

S^adressant à Ginerra.

Oui, si dans Rome où je m*exile

Nos jours sont doux,

C'est grâce à vousl Nous avons fui cette Venise, Séjour fatal du déshonneur ; .

L'amour enfin nous favorise, Cachons ici tout mon bonheur 1

ENSEMBLE

LÉONOR et STRADELLA.

Goûtons ainsi

Des jours plus calmes;

STRADELLA. i07

N'ayons Ici Plus de souci L'amour et Fart, joignant leurs palmes, En ce séjour Tiendront leur court mon sauveur, tu m'as { Moi, ton vengeur qui t'ai I ^*^*® Au joug cruel de ces méchants, A toi mon cœur, à toi ma vie, Je n'ai d'orgueil que pour tes ) ^u^nt»

Tu seras range de mes i

Oui tu seras et ma gloire et ma vie; A moi dont l'âme un jour s'est éprise à tes \ «u^n^^, toi l'objet divin et le prix de mes i cnanisi

BEPPO et GINEVRA.

Goûtez ainsi Des jours plus calmes, N'ayez ici Plus de souci; L'amour et l'art joignant leurs palmes, En ce séjour Tiendront leur cour.

A Léonor.

Son bras vengeur vous a ravie Au joug cruel de ces méchants.

A Strad«lU.

A vous son cœur, à vous sa vie,

A Léonor.

A vous sa gloire, à vous ses chants!

Récitatif,

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