BEPPO, GINETRA, LE PEUPLE
Voyez, voyez sa peine I
SPADONI
Ëhl pas tant de pitié d'un valet sans honneur 1 Il a levé la main sur son maître et seigneur !
forfait! plu» d'espoir!
LÉONOR
Non, il n*est pas coupable!
C'était pour me sauver d'un lâche suborneur.
De lui!... de lui!...
Elle désigne le duc.
320 GEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.
SPADOlfl.
Mensonge 1
STRADELLA
Oui, ce maître implacable, Jaloux de mon trésor, Insultait à ses charmes I Et moi Je Tai tenu tout tremblant sous mes armes.
LE DUC, furieux.
Traître 1...
BEPPO et GINEVRA.
Nous le jurons!
PIETRO et MICHAEL, à Spadoni,
Et Tautre soir encor.
Pour frapper Stradella tu nous donnas cet orl Le voici I...
ns jettent Tor.
Quelle horreur!
LE DUC et SPADONI.
Par Saint-Marc, qu'on se rende!
LE PEUPLE
Rome Ta couronné! que Rome le défende!
ENSEMBLE
STRADELLA
Eh quoi! le crime, ô ciel, jusqu'en ces murs lointains.
Menace nos destins!
Mais la vengeance en vain ramène ici tes pas.
Non, je ne tremble pas!
Faut- il toujours courber la tête Sous le pouvoir qui me poursuit!
Au bonheur qui pour nous s'apprête.
De longs tourments m'avaient conduit; C'en est trop! ah! que rien n'arrête
Mon noble essor^
Plus fier encor I
STRADBLLA. 3S1
LÉOROR*
Dieu tutélaire! hélas I un avenir plus doux
Déjà brillait pour nousl Et dans ces murs sacrés Tamour proscrit d*abord Avait fléchi le sort; Des assassins le poignard même ITosait frapper mon noble amant; Et de mon cœur le vœu suprême S'accomplissait dans ce moment...
malheur! quelle angoisse extrême!
En son pouvoir Faut-il nous voir?
LE DUC et SPADOHI.
Tu croyais donc, ô misérable Nous échapper et fuir ton sort?
Il n'est pour ton crime exécrable Point de pitié, ni de remord.
Entends Venise inexorable Qui te rappelle pour la mort I
BEPPO et GINEVRA.
Ahl quel malheur trop déplorable S'attache donc à votre sort?
Non I dans leur ame inexorable Point de pitié ni de remord.
Hélas I leur fureur exécrable Vous poursuivra jusqu'à la morti
BNSBMBLB.
LÉONOR, BEPPO, GINEVRA, PIETRO et MICHAEL, PEUPLE.
Q*j^ I Rome entière.
Heureuse et fière, Va l'adopter parmi ses fils;
Libre d'entrave.
Qu'enfin il brave Les coups du sort et vos défis I
322 OEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.
De I ?^^® I amour et de sa gloire
La garde est en | ^^ | mains.
Et le génie a droit de croire A Tappui des Romains!
Aax gens da dac.
Et VOUS, arrière ! sur vos pas.
Sans qu*on nous tue, il n'ira pas I
STRADELLA
Oui, Rome entière,
A ma prière, Va m^adopter parmi ses fils,
Libre d'entrave,
Enfin je brave Les coups du sort et vos défis!
De mon amour, ma seule gloire,
La garde est en vos mains ; Et Tinnocence a droit de croire
A Pappui des Romains.
Allons, allons, et dans leurs rangs Fuyons les fers de nos tyrans.
Aax geng da duc.
Et VOUS, arrière! sur vos pas.
Je l'ai juré, nous n'irons pas!
LE DUC et SPAOONI.
Quand Rome entière,
A sa prière.
Va l'adopter parmi ses fils.
De cet esclave.
Ici je brave La résistance et les défis !
Malgré ses cris, malgré sa gloire.
STRADELLA
Leur sort est en | ^^ | mains.
G*est vainement qu'ils osent croire
A l^appui des Romains!
Pour soutenir l'orgueil des grands.
Arrière! ne résistez pas!
n faut qu*il marche sur nos pas!
RBPSISB DB L*BNSBMBLB PRâCBDBNT.
STRADELLA
Eh quoi! le crime, etc.
Fanftires.
STRBTTA.
LE DCG et SPADONI.
Dalmatesl... aux armes!
Voici les clairons;
Au signal d'alarmes.
Amis, soyez prompts.
Soldats! on veut nous résister.
Gourez tous l'arrêter !
Il mérita le coup mortel; Emparez-vous du criminel I