GRIS DU PEUPLE EN DEHORS
Vive le Doge! qu'il paraisse!...
STRADELLA, se levant pour écouter.
Ah! cruel Pesaro, ce peuple dans l'ivresse Salue en toi son nouveau Doge! Hélas!
Ces murs sourds aux cris de détresse De leur joie inhumaine ont redit les éclats! Jour fatal ! le malheur de tout son poids m'oppresse !
Et dans ces funestes moments Quels vains rêves d'amour redoublent mes tourments!
Air :
A l'heure suprême, Qui peut-être a sonné pour moi.
Vers celle que j'aime Mon cœur, élance-toi I
STRADELLA. 337
De ma prison je crois Tentendre, Sa voix gémit plaintive et tendre :
Mon Dieu ! qui pourrait la rendre  ma flamme encore un jour!...
Je pleure moins la vie, hélas I que notre amour. A l'heure suprême, etc.
CHOEUR, dans la coulissa.
Stradellal Stradellal
STRADELLA
Des sbires I Ah I sans doute On vient pour m'apprendre mon sort.
Entrant des sbiras suivis de Bappo, qui sa jette dans las bras de son ami.
Beppol...
Aux sbires.
Parlez, je vous écoute I