‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 3)Chapitre 159 sur 167 · LE DOGE, PESARO · texte numérisé non relu

LE DOGE, PESARO

Que les saints soient en aide à la reine des eaux. Peuple l et que l'or du monde emplisse nos vaisseaux I

Cavatine,

Pour la splendeur de votre empire

Le cœur du Doge a tout quitté;

Sous le drap d'or il ne respire

Que pour la gloire et l'équité I La force de vos armes, Vos droits sacrés, voilà mon seul amour!

S'il fut d'autres alarmes.

Mon sceptre enfin les bannit sans retour l

Bonheur à tous! et que des larmes

N'attristent pas un si grand jour!

A un geste du Doge, les soldats qui gardent Siradella se retirent et laissent Léonor 8*élancer vers lui. Tous deux s'iDclineat et le moine, Tenu pour assister le condamné, bénit les deux fiancés.

LE PEUPLE

Vivat! vivat!

LÉONOR, se Jetant dans les bras de Stradella^

joie extrême !

Le cortège du Doge reprend sa marche et se dirige vers U Bucentaure au bruit d'une musique triomphale.

BNSBMBLB.

SIRADELLA, BEPPO, LÉONOR.

Clémence auguste l c'est lui-même

Qui t'a [ rendue à Stradella.

( Viens, aimons-nous! ) k^«i,«„« ««r.,.Ar««i 1 Soyez unis! j bonheur suprême !

Gloire, trésors, oui, tout est làl

STRADELLA 337

8PAD0NI, à part.

Malheur à moi ! jour d'anathème I U Ta rendue à Stradella!

C'est le bonheur, la vertu même...

Partons! ma place n'est plus là!

n tort.

Le Doge parait aor le pont du Bucentaore. Lea drapeaax a'inoUaent, Lea aoldata préaentent les armes. Lei tamboara battent anx champs. Lea bannièrea de CaadJe, de Chypre et de Morée sont agitées. Lea cloches sonnent A Saint-Marc. Le canon gronde dans le port Cris du peuple. La mer se coarre de gondoles. Le Bacentaore arance. Le Doge Jette son anneau A la mer.

CHOEUR GÉIfÉRAL.

Gloire au Doge que Dieu même Par sa grâce a placé là!

Gloire à celle que l'on aime, A Venise, à Stradella !

Gloire au Doge, à Stradella!

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