SCÈNE V
Le jour commence à poindre. — Les flambeaux s'éteignent. — Musique de la noce dans l'éloignement.
JULIBTTB, sur le lit, La No ub ri cb entre d'un air joyeux. LA NOURRICE, appelant.
Chère maîtresse, allons! c'est moi! — Bonté divine! Dort-elle? — Paresseuse! — Eh bien? Ah ! je devine. Vous prenez du sommeil pour votre nuit d'hymen. Car... suffit!
S'approchent du lit et parlant plus haat.
Allons! — Rien! Dieu nous bénisse! amen!
Elle ourre les rideaux.
Comment! tout habillée!... et, quand je la redresse Elle retombe encor! — Juliette! maîtresse!
Elle lui découvre le visage.
Morte! morte! — Pourquoi suis-je née! ô mon Dieu!
Criant plus fort.
Ah! seigneur Capulet! madame!
LA SIGNORA GAPULET, aeeoarant.
Est-ce le feu?
Quels cris I
LA NOURRICE
Trop impuissants! voyez I
LA SIGNORA GAPULET, prêt da Ut
Ahl misérable Que je suis! — Mon enfant! ô ma fille adorable ! Rouvre tes yeux, ô toi qu'avec transport j'aimais. Ou les miens sur ton corps se ferment pour jamais! Venez tous, tous, que faire ? à moi I
GAPULET, entrant d'an air amprasBé.
C'est une honte!
Eh bien, amenez donc Juliette! le comte Est arrivé !
LA SIGNORA CAPULET
Seigneur! elle est morte !
Elle yeut entraîner ton mari.
CAPULET, penché sur le lit.
Oh! laissez!
Que je la voie! hélas I ses membres sont glacés ! Sur ma fille aujourd'hui la mort s'est étalée, Ainsi qu'une première et hâtive gelée.
Sur la plus belle fleur du vallon l