‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 3)Chapitre 60 sur 167 · UN AUTRE MUSICIEN · texte numérisé non relu

UN AUTRE MUSICIEN

Nous n'avons qu'à serrer nos violons et nos flûtea. v. 11

ni OEUVRES D'EMILE DESCHAMPS.

LE PREMIER HCSIGIEN.

Bast! — avec deux bémols, nous pourrons, je le voi, Faire servir les airs de la noce au convoi.

lu gortent.

Tandis que la nourrice et les deux moines sont encore agenouillés, UD rideau de nuages se lève sur le devant du théâtre. Les nuages, en se dissipant, laissent voie une place publique de Vérone. Au fond, le portail et l'intérieur de la vaste église Saint-Paul. Le chœur absolument vide est tendu de deuil. Les cierges brûlent. L'orgue chante. Une grosse cloche sonne un seul coup, de distance en distance. Le convoi de Juliette commence, Des trompettes en deuil et divers instruments ouvrent la m:irchc. Viennent deux files de pénitents avec des palmes et des cierges à la main; ensuite des enfants des deux sexes, vêtus de blanc, portant des encensoirs et des corbeilles de fleurs. Ils précèdent le catafalque sur lequel Juliette est portée, le visage découvert. Ce catafalque est garni de panaches blancs et d'écussons, et entouré de jeunes filles portant les cordons. — Les Franciscains de Vérone suivent Le corps. D3m Laurence marche le dernier. — Enfin, après tout ce cortège, on voit Capulet, la signora Capulet, Paris, la nourrice, en habits de deuil, et tous les domestiques de la maison des Capulëts et une longue suite d'amis. Pendant le défilé du cortège, l'hymne funèbre se fait entendre.

Quand le rideau de nuages est tout à fait dissipé, Baltazar, domestique de Roméo, est sur le théâtre, et regarde venir le cortège que des gens du peuple attendent devant l'église.

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