SCÈNE II
LE ROI, CORDÉLIA, sur le devant de la scène, BDQAR, se tenant à l'écart.
Trio sans accompagnement,
CORDÉLIA, s'adressent ï Edgar.
Te voilà donc, mon ange !
„• [ A mes regards tout change.
Ah I quelle joie étrange s 1 S'empare enfin de mol !
M ) De la prudence encore.
tu f Ifontrant le roi.
Oui, ma pitié t'implore,
'lOH
OEUVRES D*ëMILE DESCHAMPS.
I Et quand mon cœur fadore, 11 vole seul vers toi î
EDGAR, de loin.
Te voilà donc, mon ange, A mes regards tout change!
Un seul instant me venge Des jours perdus sans toi.
Faut-il languir encore !
Mon cœur tremblant t'implore ; Mais quand ce cœur t'adore, Que ne viens-tu vers moi ?
LE ROI, à Cordélia.
Quel est ce charme étrange?
Sois toujours là, mon ange.
Quand tu souris, tout change ; La paix descend sur moi. Plus près, plus près encore!
Mon cœur troublé t'implore.
Ce pauvre cœur t'adore Et s'éteindrait sans toi I