LES ASTRES
{Poésie allemande. — klopstock)
Les antiques forêts, les prés jeunes et verts. Les monts brûlés, le vallon sombre,
L'humble voix du ruisseau, les vastes bruits des mers,
Et l'aurore et le jour et l'ombre Proclament saintement le Dieu de Tunivers.
C'est le Seigneur, c'est lui, par qui tout fut créé. Dont la gloire aux cieux se fait lire.
Et qui d'un soleïl d'or fit l'espace éclairé ; Sous sa main la céleste lyre
Des astres immortels conduit le chœur sacré !
Hosannal que béni soit le Dieu des douleurs, Qui fait briller, quand l'espoir tombe.
Les astres de la mort si doux à l'ftme en pleurs I. . . belle terre, notre tombe.
C'est lui qui sur ton deuil jette un voile de fleurs!