‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 4)Chapitre 134 sur 164 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

Voilà le solennel, l'abandonné Versaille, Qu'ose seule habiter l'ombre du grand Louis :

Des fêtes d^autrefois mon cœur encor tressaille; Je rêve, et les héros de Lens et de MarsaiUe, Les daines et le roi, sous mes yeux éblouis, Tous, fantômes de gloire et de magnificence, Repeuplent ce palais, solitaire cité, Dont aucun roi vivant, dans toute sa puissance, Ne peut remplir Timmensité!

Levez-vous donc, géants exhumés de nos fastes, Habitants du passé, pressez- vous sur le seuil; Héroïsme, génie, arts féconds, vertus chastes. Hôtes sacrés, à vous ces olympes trop vastes, A vous parcs et châteaux, nations du cercueil 1 Si jamais en ce lieu, par un appel suprême.

Tout ce qu'a vu de grand la France est évoqué, La gloire y fera foule, et dans Versailles même L^espace, un jour, aura manqué!

Octobre 1852.

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