‹ Œuvres complètes de Émile Deschamps (volume 4)Chapitre 23 sur 164 · A QUINTIUS · texte numérisé non relu

A QUINTIUS

Quid bellieosus Cantaher, etc.

Laisse, cher Quintius, les complots que prépare Le belliqueux Cantabre en ses rochers lointains. Ou le Scythe cruel que, de nos bords latins.

L'onde Adriatique sépare.

A quoi bon tant de soins avec si peu de jours? La jeunesse s'enfuit, et déjà, sur ses traces,

L'âge arrive chassant les grâces.

Et le sommeil facile et les folles amours.

00 OEUVRES D'EMILE DESGHAMPS.

Les fleurs n'ont qu*uD trésor de beauté passagère; Phœbé montre et tantôt cache son front d'argent; Pourquoi dans l'avenir chercher en t'affligeant

Des mots que la crainte exagère?

Que n'allons-nous, — tandis qu'unjour nous est donné, Sous l'ombre de ce pin ou de ce haut platane,

Parfumés du nard d'Ecbataoe, Boire à longs traits, le front de roses couronné!

Bacchus dissipe au loin les douleurs incertaines. — Enfants, prenez la coupe et le vase écumeux; Qui de vous plongera le falerne fumeux

Dans les fraîches eaux des fontaines? — Qui va chercher Lydé dans son réduit charmant? Ah! courez! qu'elle vienne avec son luth d'ivoire,

lit, comme à Sparte, en tresse noire.

Ses ondoyants cheveux noués négligemment I

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